Cour d'appel, référés civils, 16 juin 2026 — n° 26/02493
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire d'un jugement condamnant à une indemnisation pour contamination par le VIH doit-elle être arrêtée en raison de conséquences manifestement excessives pour le débiteur ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire suppose que le débiteur démontre l'existence de conséquences manifestement excessives, qui ne se réduisent pas à une simple difficulté de paiement. La capacité à mobiliser la somme s'apprécie au regard des revenus, charges et du patrimoine, y compris immobilier.
Faits clés
- M. [J] a été condamné à verser 80 000 € à Mme [S] pour contamination par le VIH
- M. [J] perçoit un salaire mensuel net de 4 173 €
- M. [J] est propriétaire de son logement en Espagne avec un prêt de 261,60 € par mois
- M. [J] a moins de 10 000 € d'économies
- Mme [S] est chirurgien-dentiste avec un revenu annuel supérieur à 70 000 €
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Un salaire de 4 173 € par mois permet-il d'éviter l'exécution provisoire d'une condamnation de 80 000 € ?
Le fait d'être propriétaire de son logement peut-il être un obstacle à l'arrêt de l'exécution provisoire ?
La capacité de la victime à rembourser en cas d'infirmation est-elle prise en compte ?
Que doit prouver le débiteur pour démontrer des conséquences manifestement excessives ?
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