Cour d'appel, chambre civile 1-5, 2 juillet 2026 — n° 25/06573
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge des référés peut-il condamner par provision le preneur substitué au paiement de loyers impayés en l'absence de preuve de la notification de la substitution au bailleur ?
Principe retenu
La faculté de substitution stipulée dans un bail commercial doit être exercée dans les conditions prévues au contrat, notamment la notification au bailleur et la régularisation d'un avenant. À défaut, le bail est réputé conclu avec le preneur initial. Le juge des référés ne peut faire droit à une demande de provision si l'obligation est sérieusement contestable.
Faits clés
- Bail commercial conclu entre L'Immobilière Groupe Casino (bailleur) et EMCO (preneur) pour un local dans un centre commercial à Chartres.
- Le bail prévoyait une faculté de substitution au profit de PPM'S, sous condition de notification au bailleur et de régularisation d'un avenant avant la prise d'effet.
- Le bailleur n'a pas été informé de la substitution et aucun avenant n'a été régularisé.
- Des loyers impayés d'un montant de 74 455,11 euros ont été réclamés par le bailleur.
- Le juge des référés a dit n'y avoir lieu à référé, considérant l'obligation sérieusement contestable.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une substitution de preneur dans un bail commercial ?
Que se passe-t-il si la substitution n'est pas notifiée au bailleur ?
Le juge des référés peut-il condamner au paiement de loyers impayés en cas de contestation sérieuse ?
Puis-je être condamné pour procédure abusive si j'agis en référé ?
Qu'est-ce que l'article 700 du code de procédure civile ?
Comment prouver que la substitution a été notifiée au bailleur ?
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