Cour d'appel, chambre civile 1-6, 2 juillet 2026 — n° 25/06424
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel d'un jugement d'orientation ayant autorisé une vente amiable et constaté l'irrecevabilité de la contestation de la qualité à agir du créancier poursuivant est-il abusif et dilatoire, justifiant des dommages et intérêts au profit de l'adjudicataire ?
Principe retenu
L'exercice d'un appel, même recevable, peut dégénérer en abus de droit lorsqu'il est particulièrement téméraire et dilatoire, privant l'adjudicataire de la jouissance du bien acquis malgré paiement du prix. En l'espèce, l'appelante n'a développé aucun moyen sérieux au soutien de sa demande d'infirmation, caractérisant un abus.
Faits clés
- Prêt notarié du 7 septembre 2020 consenti à la société Free Invest
- Commandement de payer valant saisie immobilière délivré le 7 décembre 2023 pour 2.749.309,77 euros
- Jugement d'orientation du 18 juillet 2024 autorisant vente amiable
- Appel de Free Invest déclaré irrecevable par arrêt du 20 mars 2025
- Vente amiable non réalisée, jugement du 5 juin 2025 constatant l'échec
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un appel abusif en matière de saisie immobilière ?
L'adjudicataire peut-il obtenir des dommages et intérêts si l'appel du débiteur retarde la jouissance du bien ?
Quels sont les critères pour caractériser un appel dilatoire en saisie immobilière ?
Puis-je contester la qualité à agir du créancier poursuivant après le jugement d'orientation ?
Quels sont les risques à faire appel sans moyen sérieux dans une procédure de saisie immobilière ?
Le juge peut-il condamner l'appelant à des dommages et intérêts au profit de l'adjudicataire ?
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