Cour d'appel, chambre sociale 4-6, 2 juillet 2026 — n° 24/03135
Synthèse de la décision
Question juridique
La démission d'une salariée qui invoque des faits de harcèlement moral et sexuel est-elle équivoque et ouvre-t-elle droit à des dommages et intérêts pour harcèlement et manquement à l'obligation de sécurité ?
Principe retenu
La démission est équivoque lorsqu'elle est motivée par des faits de harcèlement moral ou sexuel imputables à l'employeur. L'employeur est tenu d'une obligation de sécurité envers ses salariés et engage sa responsabilité en cas de manquement. Les faits de harcèlement moral et sexuel ouvrent droit à réparation distincte.
Faits clés
- Salariée engagée en 2017, promue en 2021 et 2022
- Démission le 10 juin 2022
- Courriel du 22 juin 2022 dénonçant des agissements de harcèlement moral et sexuel de la part de M. [M]
- Dépôt d'une main courante
- Conseil de prud'hommes a requalifié la démission en prise d'acte et condamné l'employeur
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une démission équivoque ?
Quels sont les recours en cas de harcèlement moral et sexuel au travail ?
L'employeur est-il responsable du harcèlement commis par un supérieur ?
Quels montants de dommages et intérêts puis-je espérer pour harcèlement ?
Puis-je cumuler des indemnités pour harcèlement moral et sexuel ?
Que faire si mon employeur ne respecte pas son obligation de sécurité ?
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