Cour d'appel, chambre sociale 4-5, 2 juillet 2026 — n° 24/01161
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour faute grave d'un directeur général, prononcé pendant un arrêt maladie pour des faits de harcèlement moral et de non-respect des procédures, est-il justifié ?
Principe retenu
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. Il appartient à l'employeur de rapporter la preuve des faits invoqués. En l'espèce, les griefs de harcèlement moral et de non-respect des procédures n'étaient pas établis, et le licenciement a été jugé sans cause réelle et sérieuse.
Faits clés
- M. [L] a été embauché en 2005 et promu directeur général en 2016.
- Il a été placé en arrêt maladie à compter du 16 octobre 2018.
- Le 11 décembre 2018, il a été convoqué à un entretien préalable avec mise à pied conservatoire.
- Le 10 janvier 2019, il a été licencié pour faute grave.
- Les griefs retenus étaient des faits de harcèlement moral et de non-respect des procédures.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être licencié pendant un arrêt maladie ?
Qu'est-ce qu'une faute grave ?
Quelles indemnités puis-je obtenir pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse ?
Comment contester un licenciement pour faute grave ?
Qu'est-ce que la mise à pied conservatoire ?
Le harcèlement moral peut-il justifier un licenciement ?
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