Cour d'appel, chambre sociale 4-5, 25 juin 2026 — n° 24/01022
Synthèse de la décision
Question juridique
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié doit-elle être requalifiée en licenciement nul en raison de faits de harcèlement moral et de manquement à l'obligation de sécurité ?
Principe retenu
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail produit les effets d'un licenciement nul lorsque les manquements de l'employeur sont suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail, notamment en cas de harcèlement moral et de manquement à l'obligation de sécurité.
Faits clés
- M. [V] a été embauché le 25 janvier 2010 en CDI comme technico-commercial audiovisuel cadre.
- Il a été placé en arrêt maladie à plusieurs reprises en 2022 (16-28 mai, 8 juin-7 juillet, à compter du 7 septembre).
- Le 30 novembre 2022, il a pris acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de l'employeur.
- Le conseil de prud'hommes avait jugé que la prise d'acte s'analysait en une démission.
- La cour d'appel a requalifié la prise d'acte en licenciement nul et condamné l'employeur pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de sécurité.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prise d'acte de la rupture du contrat de travail ?
Quels manquements de l'employeur ont été retenus dans cette affaire ?
Quelles indemnités le salarié a-t-il obtenues ?
Quelle est la différence entre une prise d'acte et une démission ?
Que faire si mon employeur ne respecte pas son obligation de sécurité ?
Le harcèlement moral est-il un motif suffisant pour une prise d'acte ?
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