Cour d'appel, chambre sociale 4-2, 1 juillet 2026 — n° 23/02752
Synthèse de la décision
Question juridique
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié en raison de faits de harcèlement moral produit-elle les effets d'un licenciement nul ?
Principe retenu
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié produit les effets d'un licenciement nul lorsque les manquements invoqués sont établis et constituent un harcèlement moral. Le harcèlement moral est caractérisé par des agissements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
Faits clés
- M. [O] a été engagé en qualité de directeur des programmes adjoint à compter du 2 septembre 2019.
- Il a été placé en arrêt de travail pour maladie à plusieurs reprises, notamment du 16 au 23 octobre 2020 et à compter du 17 septembre 2021.
- Le 28 septembre 2021, il a été convoqué à un entretien préalable à un éventuel licenciement.
- Le 1er octobre 2021, il a dénoncé des faits de harcèlement moral à son encontre.
- Le 6 mai 2022, il a pris acte de la rupture de son contrat de travail en reprochant des manquements à son employeur.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prise d'acte de la rupture du contrat de travail ?
Quels sont les effets d'une prise d'acte pour harcèlement moral ?
Comment prouver le harcèlement moral pour justifier une prise d'acte ?
Quels sont les délais pour agir après une prise d'acte ?
Puis-je cumuler des dommages et intérêts pour harcèlement moral avec l'indemnité de licenciement ?
Que se passe-t-il si l'employeur conteste la prise d'acte ?
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