Cour d'appel, 2ème ch - section 1, 18 juin 2026 — n° 24/02763
Synthèse de la décision
Question juridique
Le preneur à bail commercial doit-il indemniser le bailleur pour le préjudice résultant de la conclusion d'un nouveau bail à des conditions moins favorables en raison des dégradations locatives non réparées ?
Principe retenu
Le preneur qui restitue des locaux dégradés engage sa responsabilité contractuelle. Le préjudice du bailleur peut être évalué en fonction de la perte de chance de relouer aux mêmes conditions, notamment si les dégradations ont nécessité des travaux de remise en état. En l'espèce, la cour a condamné le preneur à payer 29 200 euros à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi du fait de la conclusion d'un nouveau bail à des conditions plus défavorables.
Faits clés
- Bail commercial consenti le 28 mai 2004 pour un local de 450 m² avec stationnement
- Le preneur exploitait un fonds de vente de produits biologiques
- État des lieux d'entrée réalisé le 24 août 2006, après travaux d'aménagement
- Congé donné par le preneur le 29 mars 2019, effet au 30 septembre 2019
- État des lieux de sortie contradictoire le 30 septembre 2019 révélant des dégradations
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un préjudice locatif dans le cadre d'un bail commercial ?
Comment prouver les dégradations locatives ?
Le preneur peut-il être condamné à payer des dommages et intérêts au lieu de réaliser les travaux ?
Quels sont les recours du bailleur en cas de dégradations locatives ?
Comment est évaluée la perte de chance de relouer à un meilleur loyer ?
Le preneur est-il responsable des transformations non autorisées ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement