Cour d'appel, pôle 1 - chambre 2, 2 juillet 2026 — n° 25/18646
Synthèse de la décision
Question juridique
Le vendeur d'un droit au bail doit-il restituer l'indemnité d'immobilisation et le prix de cession des biens mobiliers lorsque la condition suspensive d'autorisation du bailleur ne s'est pas réalisée ?
Principe retenu
La condition suspensive d'autorisation du bailleur, dépendant de la volonté d'un tiers, n'est pas réalisée si le bailleur refuse son accord. En cas de non-réalisation, le vendeur doit restituer l'indemnité d'immobilisation et le prix de cession des biens mobiliers si cette cession est indissociable de la cession du droit au bail.
Faits clés
- Promesse synallagmatique de vente du droit au bail d'un local commercial pour 135 000 euros
- Condition suspensive d'autorisation expresse et écrite du bailleur
- Versement de 40 000 euros par l'acquéreur (10 000 indemnité d'immobilisation + 30 000 cession mobiliers)
- Refus du bailleur d'autoriser la cession
- Demande de remboursement par l'acquéreur le 15 mars 2015
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si le bailleur refuse d'autoriser la cession de bail ?
Le vendeur peut-il conserver l'indemnité d'immobilisation en cas d'échec de la vente ?
La cession de matériel et de mobilier est-elle liée à la cession du droit au bail ?
Qu'est-ce qu'une condition suspensive dans une promesse de vente de droit au bail ?
Puis-je réclamer des dommages-intérêts en plus de la restitution des sommes versées ?
Quels sont les recours si le vendeur refuse de rembourser après l'échec de la vente ?
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