Cour d'appel, pôle 4 - chambre 9 - a, 25 juin 2026 — n° 25/13873
Synthèse de la décision
Question juridique
La résolution de la vente d'un véhicule d'occasion pour vices cachés est-elle justifiée en raison d'un défaut d'embrayage survenu quelques semaines après l'achat ?
Principe retenu
Le vendeur professionnel est tenu de la garantie des vices cachés en application des articles 1641 et suivants du code civil. Le vice doit être antérieur à la vente, rendre le bien impropre à l'usage auquel on le destine ou en diminuer tellement l'usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquis ou n'en aurait donné qu'un moindre prix. En l'espèce, le défaut d'embrayage, survenu moins de deux mois après l'acquisition d'un véhicule de 143 631 km, est présumé exister antérieurement à la vente et constitue un vice caché justifiant la résolution.
Faits clés
- Achat d'un véhicule Citroën C4 Picasso d'occasion le 27 avril 2024 pour 6 189 euros, avec 143 631 km au compteur.
- Le 13 juin 2024, difficultés de fonctionnement de l'embrayage rendant le passage des vitesses impossible.
- Devis de réparation du 26 juin 2024 prévoyant le remplacement du volant moteur et du kit d'embrayage.
- Véhicule immobilisé depuis le 13 juin 2024.
- Acheteur a souscrit une garantie mais celle-ci a refusé la prise en charge.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un vice caché dans le cadre de la vente d'un véhicule d'occasion ?
Quels sont les recours de l'acheteur en cas de vice caché ?
Le vendeur professionnel est-il toujours responsable des vices cachés ?
Comment prouver que le défaut existait avant la vente ?
Puis-je obtenir des dommages-intérêts en plus du remboursement ?
Que dois-je faire si le vendeur refuse de reprendre le véhicule après la résolution ?
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