Cour d'appel, 5ème chambre sociale ph, 16 juin 2026 — n° 24/02896
Synthèse de la décision
Question juridique
La rupture du contrat de mission d'un intérimaire en arrêt de travail pour accident du travail constitue-t-elle une discrimination liée à l'état de santé ?
Principe retenu
La seule survenance d'un arrêt de travail pour accident du travail pendant la période de souplesse d'un contrat de mission n'établit pas une discrimination liée à l'état de santé, dès lors que l'arrêt de travail a empêché l'exécution de la mission et que la date de l'arrêt initial était postérieure à la date maximale prévue par la période de souplesse.
Faits clés
- M. [M] était intérimaire mis à disposition de la SAS [2] en qualité d'agent de tri du 30 août au 6 septembre 2019, avec période de souplesse jusqu'au 10 septembre 2019.
- Le 2 septembre 2019, M. [M] a été victime d'un accident du travail.
- L'arrêt de travail initial était fixé au 13 septembre 2019, postérieur à la date maximale de la période de souplesse (10 septembre 2019).
- M. [M] n'a pas pu poursuivre la mission en raison de son arrêt de travail.
- M. [M] a saisi le conseil de prud'hommes pour contester la rupture et demander des dommages-intérêts pour discrimination liée à l'état de santé.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Mon contrat d'intérim a pris fin pendant mon arrêt de travail, est-ce une discrimination ?
Comment prouver une discrimination liée à l'état de santé en intérim ?
Qu'est-ce que la période de souplesse dans un contrat de mission d'intérim ?
Puis-je demander des dommages-intérêts pour discrimination si mon contrat d'intérim se termine pendant mon arrêt ?
Mon employeur a-t-il le droit de rompre mon contrat de mission parce que je suis en accident du travail ?
Quels éléments dois-je apporter pour prouver une discrimination en intérim ?
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