Cour d'appel, référés, 1 juillet 2026 — n° 26/00082
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ordonnant l'expulsion pour congé pour vendre est-elle recevable en l'absence de démonstration de conséquences manifestement excessives survenues postérieurement au jugement ?
Principe retenu
Pour être recevable, la demande d'arrêt de l'exécution provisoire formée par une partie qui n'a pas fait valoir d'observations sur l'exécution provisoire en première instance doit démontrer l'existence de conséquences manifestement excessives révélées postérieurement à la décision de première instance. Le risque de conséquences manifestement excessives suppose un préjudice irréparable et une situation irréversible en cas d'infirmation.
Faits clés
- Congé pour vendre délivré le 11 juin 2024
- Jugement du 16 mars 2026 ordonnant l'expulsion
- Appel interjeté le 21 avril 2026
- Assignation en référé le 3 juin 2026 pour arrêt de l'exécution provisoire
- Absence d'observations sur l'exécution provisoire en première instance
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement d'expulsion ?
Qu'est-ce qu'une conséquence manifestement excessive ?
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire si je n'ai pas contesté en première instance ?
Quels documents fournir pour prouver des conséquences manifestement excessives ?
L'appel suspend-il automatiquement l'exécution provisoire ?
Que faire si je risque de me retrouver à la rue après un jugement d'expulsion ?
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