Cour d'appel, chambre commerciale, 30 juin 2026 — n° 23/05916
Synthèse de la décision
Question juridique
Le bailleur a-t-il commis une réticence dolosive en ne révélant pas que le règlement de copropriété interdisait l'activité de restauration prévue par le preneur, justifiant l'annulation du bail commercial ?
Principe retenu
La réticence dolosive suppose la dissimulation intentionnelle d'une information déterminante du consentement. En l'espèce, le bailleur n'a pas démontré avoir informé le preneur de l'interdiction du règlement de copropriété, mais le preneur n'a pas prouvé l'intention du bailleur de le tromper. La nullité du bail a été prononcée en première instance et confirmée en appel, faute d'élément nouveau.
Faits clés
- Bail commercial signé le 3 septembre 2019 pour un local à usage de restauration froide, salon de thé, bureau et épicerie.
- Le règlement de copropriété interdisait l'activité de restaurant.
- Le syndicat des copropriétaires a sommé le bailleur de cesser les travaux le 22 mai 2020.
- Le preneur a quitté les lieux le 25 mars 2021 après avoir réalisé des aménagements.
- Le preneur a réclamé le remboursement des loyers et des frais d'installation (13 385,53 €).
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une réticence dolosive dans un bail commercial ?
Puis-je annuler mon bail commercial si le bailleur ne m'a pas prévenu d'une interdiction d'activité ?
Quels sont les recours du preneur après l'annulation du bail pour réticence dolosive ?
Le preneur doit-il vérifier le règlement de copropriété avant de signer un bail commercial ?
Quels sont les éléments à prouver pour caractériser une réticence dolosive ?
Quels sont les effets de l'annulation d'un bail commercial ?
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