Cour d'appel, 2e chambre sociale, 17 juin 2026 — n° 23/03880
Synthèse de la décision
Question juridique
La rupture du contrat d'apprentissage par la salariée constitue-t-elle une prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse en raison des manquements de l'employeur ?
Principe retenu
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié est justifiée lorsque les manquements de l'employeur sont suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat. En l'espèce, le non-paiement de primes et le défaut de rémunération des heures supplémentaires constituent des manquements graves justifiant la prise d'acte aux torts de l'employeur, produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Faits clés
- Contrat d'apprentissage du 1er septembre 2021 au 31 août 2023 pour un brevet professionnel de sommelier
- Rémunération mensuelle fixe de 2 337,27 euros pour 39 heures de travail mensuelles
- Non-paiement de la prime trimestrielle sur objectifs et de la prime de vente de boissons
- Convention de forfait en heures privée d'effets
- Arrêts de travail pour maladie en juin-juillet 2022
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prise d'acte de la rupture du contrat d'apprentissage ?
Quels manquements de l'employeur ont été retenus dans cette affaire ?
Quelles indemnités la salariée a-t-elle obtenues ?
La convention de forfait en heures était-elle valable ?
Que faire si mon employeur ne me paie pas mes primes ?
La rupture du contrat d'apprentissage a-t-elle été requalifiée en CDI ?
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