Cour d'appel, retentions, 14 juin 2026 — n° 26/04608
Synthèse de la décision
Question juridique
Le refus d'embarquer d'un étranger retenu, en l'absence d'interprète, constitue-t-il une obstruction volontaire à son éloignement justifiant une prolongation de la rétention ?
Principe retenu
L'administration doit exercer toute diligence pour exécuter la mesure d'éloignement. Le refus d'embarquer, même en l'absence d'interprète, peut constituer une obstruction volontaire si le refus est clairement exprimé à plusieurs reprises, justifiant une prolongation de la rétention.
Faits clés
- M. [E] [H], ressortissant tunisien, a été placé en rétention administrative le 14 avril 2026.
- Il a été condamné le 7 janvier 2026 à 4 mois d'emprisonnement et interdiction du territoire français pour dégradations en réunion.
- Le 9 juin 2026, un vol de retour vers la Tunisie était prévu, mais M. [H] a refusé d'embarquer.
- Lors du refus, aucun interprète n'était présent, mais M. [H] a exprimé son refus à quatre reprises selon le procès-verbal de police.
- M. [H] soutient qu'il n'a pas compris la procédure en raison de l'absence d'interprète.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je refuser d'embarquer si je ne comprends pas la procédure faute d'interprète ?
Quels sont les motifs de prolongation de la rétention administrative ?
Que faire si l'administration ne fournit pas d'interprète lors d'un vol d'éloignement ?
Le refus d'embarquer est-il toujours considéré comme une obstruction ?
Combien de temps peut-on être retenu en centre de rétention ?
Qu'est-ce qu'une dernière prolongation de rétention ?
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