Cour d'appel, chambre sociale d (ps), 30 juin 2026 — n° 23/01943
Synthèse de la décision
Question juridique
Les arrêts de travail prescrits à compter du 10 avril 2012 sont-ils opposables à l'employeur au titre de l'accident du travail du 9 février 2012 ?
Principe retenu
La présomption d'imputabilité au travail des lésions apparues à la suite d'un accident du travail s'étend à l'ensemble des soins et arrêts de travail jusqu'à la consolidation ou la guérison, sauf pour l'employeur à rapporter la preuve d'une cause totalement étrangère au travail. Le médecin traitant peut prescrire des prolongations d'arrêt de travail, et le libre choix du médecin par la victime est garanti.
Faits clés
- Accident du travail le 9 février 2012 : faux mouvement en récupérant une palette, craquement au dos
- Certificat médical initial : contracture musculaire lombaire et sciatique droite
- Arrêt de travail initial jusqu'au 19 février 2012
- Prolongations d'arrêt prescrites par le docteur [N], rhumatologue, à compter du 10 avril 2012
- Employeur conteste l'imputabilité des arrêts à compter du 10 avril 2012
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Les arrêts de travail prolongés après un accident du travail sont-ils toujours imputables à l'accident ?
Qui peut prescrire une prolongation d'arrêt de travail après un accident du travail ?
L'employeur peut-il refuser de payer les indemnités journalières pour des arrêts prolongés ?
Qu'est-ce que la présomption d'imputabilité en accident du travail ?
Puis-je choisir mon médecin pour le suivi de mon accident du travail ?
Que faire si l'employeur conteste mes arrêts de travail ?
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