Cour d'appel, chambre sociale d (ps), 30 juin 2026 — n° 23/01941
Synthèse de la décision
Question juridique
Un choc psychologique consécutif à une annonce de réorganisation dans l'entreprise constitue-t-il un accident du travail ouvrant droit à la présomption d'imputabilité ?
Principe retenu
La présomption d'imputabilité au travail s'applique dès lors qu'une lésion est médicalement constatée à une date certaine et qu'elle est survenue aux temps et lieu du travail. Il n'est pas requis que le certificat médical initial décrive une altération brutale et immédiate des facultés mentales. Il appartient à la caisse de rapporter la preuve contraire en démontrant l'existence d'une cause totalement étrangère au travail.
Faits clés
- L'assurée a été victime d'un choc psychologique le 5 février 2019 après l'annonce d'une réorganisation par sa direction.
- Le certificat médical initial du 6 février 2019 mentionne des 'symptômes dépressifs, anxiété réactionnelle à une réorganisation dans l'entreprise'.
- L'employeur a émis des réserves sur l'existence même d'un fait accidentel.
- La CPAM a refusé la prise en charge après enquête administrative.
- L'assurée n'avait jamais été suivie pour ce type de lésions antérieurement à février 2019.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Un choc psychologique suite à une annonce de réorganisation peut-il être reconnu comme accident du travail ?
Qu'est-ce que la présomption d'imputabilité pour un accident du travail ?
Le certificat médical doit-il décrire une altération brutale des facultés mentales ?
Que faire si la CPAM refuse la prise en charge d'un accident du travail psychologique ?
Qui doit prouver que l'accident n'est pas lié au travail ?
Quels sont les éléments clés pour établir un accident du travail psychologique ?
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