Cour d'appel, chambre 2 a, 2 juillet 2026 — n° 24/00947
Synthèse de la décision
Question juridique
Le dépôt de mains-courantes par une ex-compagne constitue-t-il une dénonciation calomnieuse engageant sa responsabilité civile envers l'ancien compagnon, fonctionnaire de police ?
Principe retenu
La dénonciation calomnieuse suppose que les faits dénoncés soient objectivement faux et que leur auteur ait agi de mauvaise foi, avec intention de nuire. Le simple dépôt de mains-courantes, sans suite judiciaire, peut constituer une dénonciation au sens de l'article 226-10 du code pénal, mais la charge de la preuve du caractère calomnieux incombe à celui qui s'en prétend victime.
Faits clés
- M. [E] et Mme [P] ont été liés par un PACS rompu le 29 août 2018.
- Mme [P] a déposé deux mains-courantes les 13 et 16 juillet 2018 à l'hôtel de police de [Localité 1].
- M. [E] est fonctionnaire de police et travaillait au service régional du renseignement intérieur de [Localité 1].
- M. [E] a subi des mesures professionnelles (restrictions, mutation) à partir de 2018.
- La hiérarchie de M. [E] a estimé que les propos de Mme [P] étaient difficiles à vérifier et pouvaient relever d'une dénonciation malveillante dans le cadre d'une séparation.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une dénonciation calomnieuse ?
Le dépôt d'une main-courante peut-il être considéré comme une dénonciation calomnieuse ?
Quels sont les éléments à prouver pour obtenir réparation d'une dénonciation calomnieuse ?
Dans cette affaire, pourquoi la demande de M. [E] a-t-elle été rejetée ?
Quelle est la différence entre une main-courante et une plainte pénale ?
Un fonctionnaire de police bénéficie-t-il d'une protection particulière en cas de dénonciation calomnieuse ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement