Cour d'appel, 1ère chambre, 30 juin 2026 — n° 25/00145
Synthèse de la décision
Question juridique
Une clause d'augmentation du loyer de 2% par an dans un bail commercial est-elle contraire aux dispositions du code monétaire et financier et doit-elle être réputée non écrite ?
Principe retenu
La clause d'indexation des loyers dans un bail commercial doit se référer à un indice en lien direct avec l'objet du contrat. Une clause prévoyant une augmentation forfaitaire de 2% par an, sans référence à un indice, est valable si elle ne constitue pas un abus et si elle a été librement consentie. En l'espèce, la clause litigieuse a été renouvelée par tacite reconduction pour une nouvelle durée de douze ans, ce qui exclut toute contestation de sa validité pour la période postérieure au renouvellement.
Faits clés
- Bail commercial signé le 8 mars 2012 (bailleurs) et 16 août 2013 (preneur) pour une durée de douze ans
- Clause prévoyant une augmentation du loyer de 2% par an à chaque période triennale
- Le preneur (société La Rochefortaine) a contesté la clause par courrier du 17 juin 2020
- Le bail a été renouvelé par tacite reconduction pour une nouvelle durée de douze ans
- Le tribunal judiciaire a rejeté la demande du preneur tendant à voir la clause réputée non écrite
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une clause d'indexation dans un bail commercial ?
Puis-je contester une clause d'augmentation forfaitaire de 2% par an dans mon bail commercial ?
Qu'est-ce que la tacite reconduction d'un bail commercial ?
La société locataire peut-elle obtenir le remboursement des augmentations de loyer déjà payées ?
Quels sont les recours contre une clause d'indexation abusive ?
Le code monétaire et financier interdit-il les augmentations forfaitaires de loyer ?
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