Cour d'appel, chambre 1-1, 23 juin 2026 — n° 21/16631
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de conformité au permis de construire d'un immeuble vendu constitue-t-il un dol de la part des vendeurs lorsqu'ils ont déclaré dans l'acte que les prescriptions du permis avaient été respectées et que l'acquéreur a réalisé des travaux sans autorisation préalable ?
Principe retenu
Le dol doit être prouvé par celui qui l'invoque. En l'espèce, l'acquéreur n'a pas démontré que les vendeurs avaient volontairement dissimulé des informations sur la non-conformité au permis de construire, d'autant que l'acte de vente mentionnait que les prescriptions du permis avaient été respectées et que l'acquéreur avait lui-même entrepris des travaux sans autorisation administrative préalable.
Faits clés
- Acquisition d'un ensemble immobilier en copropriété par acte authentique du 17 juillet 2018
- L'acte de vente mentionnait un permis de construire de 1980 et une confirmation par les vendeurs que les prescriptions avaient été respectées
- Aucun certificat de conformité n'avait été obtenu
- L'acquéreur a déposé une demande d'autorisation d'urbanisme qui a été refusée pour non-conformité au permis initial
- L'acquéreur avait déjà réalisé des travaux sans autorisation préalable
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je annuler une vente immobilière si le bien n'est pas conforme au permis de construire ?
Qu'est-ce que le dol dans une vente immobilière ?
Comment prouver une réticence dolosive du vendeur ?
Le vendeur doit-il garantir la conformité au permis de construire ?
Que faire si des travaux ont été réalisés sans autorisation avant la vente ?
L'absence de certificat de conformité est-elle un vice caché ?
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