Cour d'appel, 2 e chambre civile, 2 juillet 2026 — n° 24/01452
Synthèse de la décision
Question juridique
Une créance déclarée dans le cadre d'une liquidation judiciaire peut-elle être admise lorsque les factures produites présentent des incohérences de numérotation et ne sont accompagnées d'aucun élément probant établissant la réalité des prestations ?
Principe retenu
Il appartient au créancier déclarant de prouver le principe et le quantum de sa créance. Des factures dont la numérotation est incohérente (références identiques, dates non chronologiques, périodes imprécises) et non corroborées par d'autres éléments sérieux ne sont pas probantes et entraînent le rejet de la créance.
Faits clés
- La société IDA Concept a été placée en liquidation judiciaire le 9 mai 2023.
- La société So Lunch a déclaré une créance de 35 685,33 euros le 24 juillet 2023.
- Les factures produites couvrent une période de neuf mois (septembre 2021 à mai 2022).
- Les factures présentent deux types de normalisation : 'FACTIDA' seul ou suivi d'un chiffre, et 'FACT' suivi d'un chiffre.
- Deux factures portent la même référence 'FACTIDA' les 14 janvier et 31 mai 2022.
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quels sont les éléments de preuve nécessaires pour admettre une créance dans une liquidation judiciaire ?
Que faire si les factures d'un créancier présentent des incohérences de numérotation ?
Qui supporte la charge de la preuve en matière de déclaration de créance ?
Quels sont les recours contre une ordonnance du juge-commissaire admettant une créance ?
Une facture sans numéro cohérent est-elle valable pour prouver une créance ?
Qu'est-ce qu'une créance chirographaire ?
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