Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 6 juillet 2026 — n° 26/03803
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative est-elle disproportionnée et l'assignation à résidence doit-elle être ordonnée lorsque l'étranger a remis son passeport mais ne justifie pas de garanties de représentation suffisantes ?
Principe retenu
Pour bénéficier d'une assignation à résidence, l'étranger doit justifier de garanties de représentation effectives, notamment un domicile stable et le respect des obligations antérieures. La remise tardive du passeport ne suffit pas si l'intéressé s'est soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire et ne justifie pas d'une domiciliation stable.
Faits clés
- M. [T] a remis son passeport égyptien en cours de validité le 3 juillet 2026, postérieurement à l'audience devant le premier juge.
- Il n'a pas respecté une précédente obligation de quitter le territoire français du 6 novembre 2024 et est revenu en France malgré une interdiction de retour de 5 ans.
- Il produit une attestation d'hébergement à [Localité 2] mais avait déclaré un domicile différent à [Localité 3] le 12 janvier 2026.
- La rétention a été prolongée pour une durée maximale de 30 jours jusqu'au 1er août 2026.
- L'appel a été interjeté le 3 juillet 2026 à 20h05 et complété le 4 juillet 2026 à 13h36.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir une assignation à résidence en rétention administrative ?
La remise tardive du passeport permet-elle d'éviter la prolongation de la rétention ?
Qu'est-ce que des garanties de représentation suffisantes ?
Le non-respect d'une précédente OQTF empêche-t-il l'assignation à résidence ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Puis-je être libéré si j'ai un hébergement ?
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