Cour d'appel, chambre des rétentions, 5 juillet 2026 — n° 26/02165
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel du préfet contre une ordonnance rejetant la prolongation de la rétention administrative est-il devenu sans objet lorsque l'étranger a été assigné à résidence avant l'audience ?
Principe retenu
L'appel formé contre une ordonnance statuant sur la prolongation de la rétention administrative devient sans objet si, avant que la cour d'appel ne statue, l'autorité administrative a pris une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger, mettant ainsi fin à la mesure de rétention.
Faits clés
- Monsieur [L] [Z], de nationalité guinéenne, a été placé en rétention administrative.
- Le 28 juin 2026, le préfet d'Indre-et-Loire a pris un arrêté d'assignation à résidence à son encontre.
- Le 3 juillet 2026, le tribunal judiciaire d'Orléans a rejeté la demande de prolongation de la rétention.
- Le préfet a interjeté appel de cette ordonnance le 3 juillet 2026.
- L'arrêté d'assignation à résidence a été notifié à l'intéressé le 3 juillet 2026 à 23h20.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si le préfet fait appel d'une décision refusant la prolongation de la rétention mais que l'étranger est assigné à résidence ?
Qu'est-ce qu'un appel devenu sans objet en matière de rétention administrative ?
L'assignation à résidence met-elle fin à la rétention administrative ?
Quels sont les recours possibles contre une assignation à résidence ?
Le préfet peut-il faire appel d'une ordonnance de refus de prolongation de rétention ?
Quelle est la différence entre rétention administrative et assignation à résidence ?
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