Cour d'appel, chambre premier président, 3 juillet 2026 — n° 26/00047
Synthèse de la décision
Question juridique
L'arrêt de l'exécution provisoire d'une ordonnance de référé constatant la résiliation d'un bail pour non-paiement de loyer peut-il être ordonné en raison d'un moyen sérieux d'annulation ou de réformation et de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire peut être ordonné par le premier président de la cour d'appel en référé s'il existe un moyen sérieux d'annulation ou de réformation de la décision et si l'exécution risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. En l'espèce, le moyen sérieux réside dans l'absence de détail du décompte de loyer ayant fondé le congé, et les conséquences manifestement excessives sont caractérisées par l'expulsion du locataire qui a repris le paiement du loyer.
Faits clés
- Bail d'habitation signé le 26 février 2015 entre la SCI AKILIS et M. [U] [B]
- Congé pour motifs légitimes et sérieux délivré le 25 août 2023 pour non-paiement de loyer (dette de 1 420,92 €)
- Assignation en référé le 20 octobre 2025 pour constat de résiliation et expulsion
- Ordonnance du 5 mars 2026 constatant la résiliation du bail au 29 février 2024
- Appel de M. [B] le 20 mars 2026 et demande d'arrêt de l'exécution provisoire
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quels sont les deux conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
En quoi le décompte de loyer non détaillé constitue-t-il un moyen sérieux ?
Pourquoi l'expulsion est-elle considérée comme une conséquence manifestement excessive ?
Que doit prouver le locataire pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quel est le rôle du premier président de la cour d'appel dans cette procédure ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement