Cour d'appel, référés civils, 7 juillet 2026 — n° 26/02853
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire d'un jugement ordonnant des travaux sous astreinte peut-elle être arrêtée en référé lorsque le débiteur invoque des difficultés techniques pour respecter le délai imparti ?
Principe retenu
L'astreinte est une mesure accessoire à l'obligation principale ; seule l'exécution de l'obligation principale peut être examinée au titre des conséquences manifestement excessives. Le non-respect du délai et la liquidation de l'astreinte relèvent d'une décision distincte.
Faits clés
- Jugement du 12 février 2026 condamnant la société Aiguillon Construction à réaliser des travaux de désolidarisation des surpresseurs sous astreinte de 50 €/jour pendant 60 jours.
- La société Aiguillon Construction a interjeté appel le 19 mars 2026.
- Elle a assigné en référé le 7 mai 2026 pour demander l'arrêt de l'exécution provisoire.
- Elle invoque des difficultés techniques pour réaliser les travaux dans le délai de 4 mois.
- La demande d'arrêt de l'exécution provisoire ne porte que sur le chef des travaux sous astreinte.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire en référé ?
L'astreinte peut-elle être considérée comme une conséquence manifestement excessive ?
Que faire si je ne peux pas réaliser les travaux dans le délai imparti par le jugement ?
La difficulté technique à respecter un délai justifie-t-elle l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quels sont les recours possibles contre un jugement assorti de l'exécution provisoire ?
Qu'est-ce qu'une conséquence manifestement excessive en matière d'exécution provisoire ?
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