EXPOSE DU LITIGE
Mme [R] [B] et M. [D] [S] se sont mariés le [Date mariage 1] 2007 sous le régime de la séparation de biens.
De leur union sont nés trois enfants, [C] né le [Date naissance 1] 2008, [M] né le [Date naissance 2] 2010 et [Z] née le [Date naissance 3] 2012.
Aux termes d’un acte notarié dressé le 30 septembre 2016 devant notaire, M. [S] et Mme [B] sont propriétaires indivis d’un bien sis à [Adresse 3], bâtiment 2, lot numéro 3, niveau 0, appartement 205.
Par acte en date du 17 janvier 2025, M. [I] [S] a assigné son épouse en divorce devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Chambéry.
Par acte de commissaire de justice du 21 octobre 2025, M. [I] [S] a fait assigner Mme [R] [B] épouse [S] devant le président du tribunal judiciaire d’Albertville statuant selon la procédure accélérée au fond aux fins de voir, sur le fondement des articles 1380 du code de procédure civile, 815-6 et 815-9 du code civil :
- ordonner sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la signification de la décision à intervenir, la remise d’un jeu de clés correspondant à la nouvelle serrure posée par Mme [B] (clé d’accès à la résidence, clé d’accès au bien, clé d’accès aux casiers à skis) sur le bien indivis,
- ordonner sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la signification de la décision à intervenir, la communication des mots de passe des plateformes de location sur lesquelles la défenderesse a référencé le bien indivis (notamment [1], [2], Haute-Maurienne Vanoise Tourisme), sis à [Localité 3],
- ordonner que toute nouvelle location soit décidée d’un commun accord pour le bien indivis,
- ordonner que tout loyer d’une nouvelle location pour le bien indivis soit encaissé en maintenu sur le compte joint du couple [S]-[B],
- ordonner la libre jouissance du bien indivis pour le demandeur, deux week-end mensuels sur quatre, et la moitié de toutes les vacances scolaires,
- condamner Mme [R] [B] à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
Au soutien de sa demande M. [S] expose en substance que Mme [B] a procédé en novembre 2023 au changement des serrures d’accès au bien indivis, sans le consentement de son époux co-indivisaire, qu’elle a placé ce bien en location et qu’elle en perçoit seule les loyers. Il soutient ainsi que Mme [B] jouit privativement du bien indivis depuis près de cinq ans. Il précise que sa motivation légitime est de pouvoir accéder au bien pour y passer des vacances avec leurs enfants.
Selon dernières conclusions notifiées par voie électronique le 2 février 2026 M. [I] [S] demande à voir :
- ordonner sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la signification de la décision à intervenir, la communication des mots de passe des plateformes de location sur lesquelles la défenderesse a référencé le bien (notamment [1], [2], Haute-Maurienne Vanoise Tourisme), sis à [Localité 3], [Adresse 3],
- ordonner sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la signification de la décision à intervenir, la communication des listings d’encaissements de loyers et de toute reddition de compte, afférents depuis le mois de novembre 2023, au bien sis à [Localité 3], [Adresse 3],
- ordonner que toute nouvelle location soit décidée d’un commun accord pour le bien sis à [Localité 3], [Adresse 3],
- ordonner que tout loyer d’une nouvelle location pour le bien sis à [Localité 3], [Adresse 3] soit encaissé en maintenu sur le compte joint du couple [S]-[B],
- ordonner la libre jouissance du bien sis à [Localité 3], [Adresse 3] pour le demandeur, deux week-end mensuels sur quatre, et la moitié de toutes les vacances scolaires,
- débouter Mme [B] de toutes ses demandes, fins et prétentions,
- condamner Mme [R] [B] à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.