FAITS, PROCÉDURE, PRÉTENTIONS DES PARTIES
M. [G] [B] a été engagé par la SARL [W] [1], entreprise de travaux publics, à compter du 14 septembre 2016 selon contrat de travail intérimaire. A compter du 14 mai 2018, le contrat de travail a été conclu à durée indéterminée à temps plein en qualité de chauffeur super poids-lourds et engins polyvalent, niveau III, position 2.
La convention collective applicable est la convention collective nationale du bâtiment et des travaux publics de la région Languedoc Roussillon.
Par courriers du 6 mai 2020, l'employeur a notifié à M. [G] [B] un avertissement.
Par courrier du 7 mai 2020, M. [G] [B] a sollicité la rupture conventionnelle de son contrat de travail.
Par courrier du 25 août 2021, l'employeur a notifié à M. [G] [B] un avertissement qui a été contesté par courrier du 13 septembre 2021.
Par courrier du 28 septembre 2021, la SARL [W] [1] a maintenu son avertissement.
Le 22 septembre 2021, M. [G] [B] a été placé en arrêt de travail jusqu'au 26 janvier 2022, date à laquelle il sera déclaré inapte par le médecin du travail.
Par courrier recommandé en date du 10 février 2022, la SARL [W] [1] a notifié à M. [G] [B] son licenciement pour inaptitude.
Par requête en date du 05 décembre 2022, M. [G] [B] a saisi le conseil de prud'hommes de Nîmes aux fins notamment de voir requalifier son licenciement pour inaptitude en licenciement nul et se voir attribuer le paiement de différentes sommes à caractère salarial et indemnitaire.
Par jugement de départage du 4 novembre 2024, le conseil de prud'hommes de Nîmes a :
- Déclaré irrecevable la demande formée par M. [G] [B] aux fins de déclarer nul l'avertissement notifié le 6 mai 2020,
- débouté M. [G] [B] de sa demande d'annulation de l'avertissement notifié le 25 août 2021,
- Dit que la prise en compte de l'ancienneté de M. [G] [B] doit être fixée à la date du 14 février 2018,
- Fixé le salaire mensuel brut de référence de M. [G] [B] à 2.449,68 euros,
- Condamné la SARL [W] [1] aux sommes suivantes :
* 11,24 euros à titre de rappel de prime de paniers,
* 175,50 euros à titre de rappel de salaires, outre 17,55 euros au titre des congés payés afférents,
* 404,48 euros à titre de rappel d'heures supplémentaires, outre 77,56 euros au titre des congés payés afférents,
* 617,63 euros à titre d'indemnité compensatrice de repos obligatoire, 61,76 euros au titre des congés payés afférents,
* 1.614,90 euros bruts à titre de rappel d'heures supplémentaires, outre 161,49 euros bruts au titre des congés payés afférents,
* 617,63 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de repos obligatoire 2020, outre 61,76 euros bruts au titre des congés payés afférents,
* 14.698,08 euros nets à titre de dommages et intérêts pour travail dissimulé,
* 50 euros nets de bons cadeaux,
* 176 euros au titre de l'exécution déloyale du contrat de travail,
* 1.000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement irrégulier,
* 214,94 euros au titre du reliquat sur l'indemnité de licenciement,
* 1.200 euros au titre de l'article 700 du CPC.
Par déclaration effectuée par voie électronique le 15 novembre 2024, la SARL [W] [1] a régulièrement interjeté appel de cette décision.
Par ordonnance en date du 04 août 2025, le conseiller de la mise en état a ordonné la clôture de la procédure à effet au 22 décembre 2025. L'affaire a été fixée à l'audience du 22 janvier 2026 à laquelle elle a été retenue.
En l'état de ses dernières écritures du 10 juillet 2025 auxquelles il convient de se reporter pour connaître les moyens développés à l'appui de ses prétentions, la SARL [W] [1] demande à la cour de :
-accueillir l'appel interjeté,
-le dire recevable et bien fondé,
Infirmer le jugement prud'homal en ce qu'il a :
- débouté la SARL [W] [1] de sa demande de voir M. [B] débouté de ses demandes,
- débouté la SARL [W] [1] de sa demande de voir condamner M.