Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 10 juillet 2026 — n° 26/03901
Synthèse de la décision
Question juridique
L'administration a-t-elle fait preuve de diligences suffisantes pour informer l'étranger de son droit d'asile par l'intermédiaire d'un interprète physiquement présent, justifiant ainsi la prolongation du maintien en zone d'attente ?
Principe retenu
L'article L.141-3 du CESEDA prévoit que l'assistance de l'interprète peut se faire par moyens de télécommunication en cas de nécessité, notamment en raison de l'heure matinale d'arrivée ou de la rareté de la langue. Toutefois, l'administration doit démontrer qu'elle a informé l'étranger de son droit d'asile ; à défaut, le maintien en zone d'attente ne peut être prolongé.
Faits clés
- Mme [G] se disant [V] [B] est arrivée à l'aéroport de [Etablissement 1] le 5 juillet 2026 à une heure matinale.
- Elle parle somali, une langue rare.
- L'administration a utilisé un interprète par télécommunication pour l'informer de son droit d'asile.
- L'intéressée conteste avoir reçu cette information.
- Le préfet n'a pas apporté la preuve que l'information a été donnée.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
L'administration doit-elle fournir un interprète en personne pour m'informer de mon droit d'asile ?
Que faire si je n'ai pas compris mes droits à cause d'une barrière linguistique ?
Le recours à un interprète par téléphone est-il valable pour m'informer du droit d'asile ?
Comment prouver que l'administration ne m'a pas informé de mon droit d'asile ?
Quels sont les recours contre une décision de maintien en zone d'attente ?
L'absence d'interprète physique justifie-t-elle l'annulation du maintien ?
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