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EXPOSE DU LITIGE :
Selon extrait d’acte de mariage, M. [N] [L] et Mme [G] [Y] se sont mariés le [Date mariage 1] 1937.
Huit enfants sont issus de cette union : [H] [L], [X] [L], [K] [L], [B] [L], [Z] [L], [D] [L] décédé le [Date décès 1] 1946 à l'âge d'un an, [R] [L] et [U] [L].
Selon copie intégrale d’acte de décès, M. [N] [L] est décédé le [Date décès 2] 1950.
Selon l'attestation de mutation immobilière du 27 septembre 1995, il a laissé pour lui succéder son épouse, Mme [G] [Y], usufruitière légale du quart des biens dépendant de sa succession, ainsi que ses sept enfants survivants, [H], [X], [K], [B], [Z], [R] et [U] [L], chacun appelé à la succession pour un septième des biens, sous réserve des droits en usufruit du conjoint survivant.
Cette attestation mentionne notamment la moitié indivise d'une parcelle de terre située [Adresse 8], cadastrée section O numéro [Cadastre 1].
Par acte de partage reçu le 3 mai 1999, la parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 1] a été divisée en huit parcelles cadastrées section O numéros [Cadastre 2] à O [Cadastre 3]. Aux termes de cet acte, Mme [G] [Y] a renoncé purement et simplement aux droits d'usufruit que la loi lui conférait sur les biens dépendant de la succession de son époux.
Le partage a attribué :
La parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 2] à Mme [G] [O] parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 4] à Mme [H] [J] parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 5] à Mme [K] [J] parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 6] à M. [R] [J] parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 7] à M. [X] [L] La parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 8] à M. [B] [J] parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 9] à M. [U] [L] La parcelle cadastrée section O numéro [Cadastre 3] à M. [Z] [L]
L'acte précise que chacun des copartageants a la jouissance divise du bien qui lui est attribué.
Selon copie intégrale d’acte de décès, Mme [G] [Y] est décédée le [Date décès 3] 2008.
Par acte de commissaire de justice du 12 mai 2026, Mme [K] [A] née [L] ainsi que messieurs [U] [L], [B] [L], [Z] [L] et [R] [L] (ci-après dénommés « les consorts [L] ») ont fait assigner M. [Q] [L] devant la présidente du tribunal judiciaire de Fort-de-France, statuant en référé, aux fins de l’entendre :
Déclarer les demandes des demandeurs parfaitement fondées et y faire droit,En conséquence, ordonner à M. [Q] [L] d’arrêter les travaux qu’il entreprend sur la maison sise [Adresse 9], sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de l’ordonnance à intervenir,Le condamner à enlever les véhicules qu’il a entreposés sur le terrain indivis, sis à la même adresse, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de l’ordonnance à intervenir Le condamner au paiement de la somme de 4.000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile,Le condamner aux entiers dépens qui comprendront notamment le coût du procès-verbal de constat établi le 13 février 2025 par Maître [E] [W], commissaire de justice [Localité 4] ainsi que le coût du timbre fiscal.
A l’appui de leurs prétentions, ils exposent que M. [Q] [L], fils d’un des sept héritiers, a investi le bien appartenant à la succession de Mme [G] [Y] et procède à des travaux de démolition et de réaménagement du bien indivis sans aucune autorisation de ses oncles et tantes, abusant de leur grand âge et de leur situation de faiblesse.
L’affaire a été appelée une première fois à l’audience du 12 juin 2026, lors de laquelle elle a été retenue.
A cette audience, les consorts [L], représentés par leur conseil, s’en remettent aux demandes figurant au sein de leur acte introductif d’instance.
Entendu en leur plaidoirie, leur conseil reprend les termes de ses écritures et précise que M. [Q] [L] a mis la boite aux lettres au nom de sa femme et a débuté la démolition de la maison.
M.