Cour d'appel, première présidence, 16 juillet 2026 — n° 26/00007
Synthèse de la décision
Question juridique
Le premier président peut-il arrêter l'exécution provisoire d'un jugement condamnant au paiement de travaux lorsque le débiteur invoque la liquidation judiciaire du créancier sans prouver de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
Pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire en appel, le demandeur doit démontrer l'existence d'un moyen sérieux d'annulation ou de réformation et que l'exécution risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. La seule liquidation judiciaire du créancier ne suffit pas à caractériser un risque de non-restitution ; il appartient au débiteur de prouver concrètement ce risque.
Faits clés
- Mme [D] [R] a commandé des travaux de couverture à la SAS AUGUSTE COUVERTURE pour 25.377 € TTC.
- Elle a versé un acompte de 9.000 € et a été condamnée à payer le solde de 16.976,50 € par jugement du 22 décembre 2025.
- La SAS AUGUSTE COUVERTURE a été placée en liquidation judiciaire.
- Mme [D] [R] a fait appel et a demandé l'arrêt de l'exécution provisoire au premier président.
- Elle n'a produit aucune pièce justifiant de sa situation financière ou du risque de non-restitution.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire si l'entreprise qui m'a condamné est en liquidation judiciaire ?
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
La liquidation judiciaire du créancier est-elle une conséquence manifestement excessive ?
Quels documents dois-je fournir pour prouver un risque de non-restitution ?
Mon appel suspend-il l'exécution du jugement ?
Que faire si je suis condamné à payer des travaux et que l'entreprise est en faillite ?
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