Cour d'appel, référés, 15 juillet 2026 — n° 26/00032
Synthèse de la décision
Question juridique
L'existence de moyens sérieux de réformation et de conséquences manifestement excessives justifie-t-elle l'arrêt de l'exécution provisoire d'une ordonnance d'expulsion fondée sur un bail commercial dérogatoire ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'une décision de justice en application de l'article 514-3 du code de procédure civile est subordonné à la réunion de deux conditions cumulatives : l'existence de moyens sérieux de réformation de la décision critiquée et la démonstration de conséquences manifestement excessives. En l'espèce, la demanderesse n'a pas rapporté la preuve de moyens sérieux de réformation, de sorte que sa demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la seconde condition.
Faits clés
- Bail commercial dérogatoire initial de 12 mois, renouvelé pour 6 mois
- Ordonnance de référé du 12 mai 2026 ordonnant l'expulsion de la société [M] BOURSE
- Instance pendante devant le tribunal judiciaire pour reconnaissance d'un bail commercial
- Travaux de rénovation effectués par l'occupante dans les locaux
- Demande d'arrêt de l'exécution provisoire fondée sur l'article 514-3 du code de procédure civile
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'une ordonnance d'expulsion ?
Qu'est-ce qu'un bail commercial dérogatoire ?
Puis-je rester dans les lieux si j'ai effectué des travaux de rénovation ?
L'instance en cours sur l'existence d'un bail commercial peut-elle suspendre l'expulsion ?
Que faire si l'expulsion cause la perte de mon fonds de commerce ?
Quel est le rôle du premier président de la cour d'appel dans cette procédure ?
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