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Tribunal judiciaire, jaf cabinet 3, 17 juillet 2026 — n° 25/01711

Prononce le divorce accepté

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les obligations des parents en matière d'autorité parentale et de contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant, et quelles sont les sanctions en cas de non-respect ?

Principe retenu

L'autorité parentale est un ensemble de droits et devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Les parents doivent prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire et l'éducation religieuse de l'enfant, s'informer réciproquement sur sa vie, et permettre les échanges avec l'autre parent. Le défaut de paiement de la contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant pendant plus de deux mois est puni de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Faits clés

  • Monsieur [D] [L] et Madame [G] [K] épouse [L] sont parents d'un enfant commun.
  • La décision rappelle les principes de l'autorité parentale et les sanctions pénales en cas de non-paiement de la pension alimentaire.
  • Le jugement mentionne l'intermédiation financière des pensions alimentaires par l'ARIPA.
  • La revalorisation de la pension alimentaire doit intervenir à la diligence du débiteur.
  • Le créancier peut recourir à des voies d'exécution forcée en cas de défaillance du débiteur.

Articles cités

article 371-1 du code civil article 373-2 du code civil article 227-3 du code pénal article 229-29 du code pénal article 227-4 du code pénal

Exposé du litige

[Motifs de la décision occultés]  

Motivations de la décision

[Motifs de la décision occultés]

Dispositif

  En conséquence, la République française mande et ordonne à tous commissaires de justice, sur ce requis, de mettre la présente à exécution, aux procureurs généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux judiciaires d’y tenir la main, à tous commandants et officiers de la force publique de prêter main-forte lorsqu’ils en seront légalement requis.  LE GREFFIER                                                LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES COUR D’APPEL DE [Localité 3] TRIBUNAL JUDICIAIRE DU HAVRE Deuxième chambre civile - Affaires familiales RAPPELS SUR L’AUTORITÉ PARENTALE ET LES SANCTIONS PÉNALES ENCOURUES Aux termes de l’article 371-1 du code civil, l’autorité parentale est définie comme « un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. ». L’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents doivent, jusqu’à la majorité de l’enfant : - prendre ensemble les décisions importantes concernant sa santé, son orientation scolaire, et son éducation religieuse éventuelle - s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication, sur l’organisation de sa vie scolaire, médicale, sportive, culturelle et de loisirs - permettre les échanges de l’enfant avec l’autre parent, dans le respect du cadre et des choix de vie de chacun Si l’autorité parentale est exercée à titre exclusif par un des parents, l’autre parent conserve le droit et le devoir de surveiller l’entretien et l’éducation des enfants communs et doit donc être informé, autant que faire se peut, des décisions qui relèvent de l’autorité parentale. *** Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent (article 373-2 du code civil). Le refus injustifié de représenter un enfant à la personne qui a le droit de le réclamer constitue un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, et de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros si l’enfant est retenu pendant plus de cinq jours ou hors du territoire de la République française (articles 227-5 et 227-9 du code pénal). *** Tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant (article 373-2 du code civil). Le fait, pour une personne qui transfère son domicile en un autre lieu, alors que ses enfants résident habituellement chez elle, de ne pas notifier son changement de domicile, dans un délai d'un mois à compter de ce changement, à ceux qui peuvent exercer à l'égard des enfants un droit de visite ou d'hébergement en vertu d'un jugement ou d'une convention judiciairement homologuée, est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende (article 227-6 du code pénal).

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'autorité parentale ?
L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, assurer son éducation et permettre son développement.
Que faire si l'autre parent ne paie pas la pension alimentaire ?
En cas de défaillance du débiteur, le créancier peut obtenir le règlement forcé par saisie-attribution, saisie-arrêt sur salaire, paiement direct ou recouvrement par l'intermédiaire du procureur de la République. De plus, le défaut de paiement pendant plus de deux mois est puni de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
Comment fonctionne l'intermédiation financière des pensions alimentaires ?
L'intermédiation financière est mise en place par l'ARIPA. La pension est versée par le parent débiteur à l'ARIPA, qui la reverse au parent créancier. En cas d'impayé, la CAF ou la MSA garantit le versement d'une somme au moins égale à l'allocation de soutien familial et procède au recouvrement.
Quelles sont les sanctions pénales pour non-paiement de pension alimentaire ?
Le fait de ne pas exécuter une décision imposant le versement d'une contribution pour l'entretien et l'éducation de l'enfant en demeurant plus de deux mois sans s'acquitter intégralement est puni de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, ainsi que de peines complémentaires comme la suspension du permis de conduire.
Comment est revalorisée la pension alimentaire ?
La contribution pour l'entretien et l'éducation de l'enfant varie de plein droit à la date fixée et selon les modalités précisées dans la décision de justice. La revalorisation doit intervenir à la diligence du débiteur, qui peut utiliser le site de l'INSEE pour calculer la pension.
Quels sont les droits et devoirs des parents séparés ?
Chaque parent doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. L'exercice en commun de l'autorité parentale implique de prendre ensemble les décisions importantes et de s'informer réciproquement sur la vie de l'enfant.

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