COUR D'APPEL DE RENNES
N° 26/307
N° RG 26/00447 - N° Portalis DBVL-V-B7K-WQX4
JURIDICTION DU PREMIER PRÉSIDENT
O R D O N N A N C E
articles L 741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Nous, Clotilde RIBET, président de chambre à la cour d'appel de RENNES, délégué par ordonnance du premier président pour statuer sur les recours fondés sur les articles L.741-10 et suivants du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assisté de Mannaig QUINIO, greffière placée,
Statuant sur l'appel formé le 17 Juillet 2026 à 13h17 par :
M. [C] [G] [S] [X]
né le 23 Avril 1989 à [Localité 1] (CAMEROUN)
de nationalité Camerounaise
ayant pour avocat Me Adrien DELAGNE, avocat au barreau de RENNES
d'une ordonnance rendue le 16 Juillet 2026 à 15h33 par le magistrat en charge des rétentions administratives du Tribunal judiciaire de RENNES qui a rejeté les exceptions de nullité soulevées, le recours formé à l'encontre de l'arrêté de placement en rétention administrative, et ordonné la prolongation du maintien de M. [C] [G] [S] [X] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée maximale de vingt-six jours ;
En présence de M. [B] [O], muni d'un pouvoir pour représenter la PREFECTURE DU FINISTERE, dûment convoqué,
En l'absence du procureur général régulièrement avisé, Madame Marie-Charlotte TREBUCHET, avocat général, ayant fait connaître son avis par écrit déposé le 17 juillet 2026 lequel a été mis à disposition des parties.
En présence de [C] [G] [S] [X], assisté de Me Adrien DELAGNE, avocat,
Après avoir entendu en audience publique le 17 Juillet 2026 à 15 H 00 l'appelant assisté de son avocat et le représentant du préfet en leurs observations,
Avons mis l'affaire en délibéré et ce jour, avons statué comme suit :
M. [C] [G] [S] [X] fait l'objet d'une interdiction du territoire français pour une durée de 5 ans prononcé par le tribunal correctionnel de Quimper le 27 juin 2024.
Par arrêté en date du 30 juillet 2025, le Préfet du Finistère a retiré à M. [C] [G] [S] [X] son titre de séjour et fixé le pays de renvoi.
M. [C] [G] [S] [X] a fait aussi l'objet d'un arrêté du Préfet du Finistère en date du 10 juillet 2026 portant placement en rétention administrative au centre de rétention administrative (CRA) de [Localité 2] pour une durée de 96 heures à compter de sa notification qui est intervenue le 11 juillet 2026 à 7h30.
Par requête motivée en date du 14 juillet 2026, reçue le même jour à 17h13 au greffe du tribunal judiciaire de Rennes, le représentant du préfet du Finistère a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Rennes d'une demande de prolongation pour une durée de 26 jours de la rétention administrative de M. [C] [G] [S] [X].
Par ordonnance rendue le 16 juillet 2026 à 15h33, le magistrat du siège du Tribunal judiciaire de Rennes a rejeté les exceptions de nullité soulevées et ordonné la prolongation du maintien de M. [C] [G] [S] [X] en rétention dans les locaux non pénitentiaires pour un délai maximum de 26 jours.
Par déclaration reçue au greffe de la Cour d'Appel de Rennes le 17 juillet 2026 à 13 h 17, M. [C] [G] [S] [X] a formé appel de cette ordonnance.
Il fait valoir, au soutien de sa demande d'infirmation de la décision entreprise, que l'arrêté du préfet de placement en rétention administrative est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et que le contrôle d'identité dont il a fait l'objet est irrégulier.
Le procureur général, suivant avis écrit du 15 juillet 2026, sollicite la confirmation de la décision entreprise.
Le conseil de [C] [G] [S] [X] a développé, à l'audience, les moyens figurant à la déclaration d'appel pour solliciter l'infirmation de l'ordonnance du 16 juillet 2026.