Cour d'appel, chambre sociale 4-3, 13 juillet 2026 — n° 24/00011
Synthèse de la décision
Question juridique
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par un salarié victime de harcèlement moral doit-elle être requalifiée en licenciement nul et ouvrir droit à des indemnités ?
Principe retenu
Le harcèlement moral est constitué lorsque des agissements répétés ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail du salarié, portant atteinte à ses droits et à sa dignité, altérant sa santé physique ou mentale ou compromettant son avenir professionnel. Lorsqu'un salarié victime de harcèlement moral prend acte de la rupture de son contrat de travail, cette rupture produit les effets d'un licenciement nul, ouvrant droit à des indemnités de préavis, de licenciement et à des dommages et intérêts pour licenciement nul.
Faits clés
- M. [X] a été engagé en 1996 en qualité d'ingénieur d'affaires
- En avril 2019, la société [2] a repris son contrat de travail
- M. [X] a pris acte de la rupture de son contrat de travail le 1er septembre 2022
- Il a été victime de harcèlement moral
- La société [1] SAS est l'employeur actuel
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le harcèlement moral au travail ?
Quelle est la conséquence d'une prise d'acte lorsque le salarié est victime de harcèlement moral ?
Quelles indemnités ont été accordées dans cette affaire ?
Le salarié peut-il obtenir des dommages et intérêts pour harcèlement moral en plus des indemnités de licenciement ?
Quelle est la différence entre une prise d'acte et une démission ?
Que se passe-t-il si la demande de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de sécurité est rejetée ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement