Cour d'appel, chambre 1-11 référés, 23 juillet 2026 — n° 26/00305
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire d'une ordonnance d'expulsion peut-elle être arrêtée en cas de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
L'exécution provisoire peut être arrêtée en cas de violation de l'article 514-3 du code de procédure civile, c'est-à-dire lorsqu'il existe un moyen sérieux d'annulation ou de réformation et que l'exécution risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. Ces conséquences sont appréciées au regard de la situation du débiteur et des facultés de remboursement de la partie adverse, ces critères étant alternatifs. La décision de première instance ne constitue pas en elle-même une conséquence manifestement excessive.
Faits clés
- Mme [A] a été condamnée à l'expulsion par ordonnance de référé du 5 février 2026
- Mme [A] a interjeté appel le 17 avril 2026
- Mme [A] a demandé l'arrêt de l'exécution provisoire
- Mme [A] a produit des pièces attestant de la perception d'une allocation logement sociale et de la prime d'activité jusqu'en avril 2024
- Mme [A] n'a pas fourni d'éléments actuels sur sa situation financière
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une exécution provisoire ?
Comment demander l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quelles preuves sont nécessaires pour démontrer des conséquences manifestement excessives ?
L'expulsion constitue-t-elle en soi une conséquence manifestement excessive ?
Que se passe-t-il si ma demande d'arrêt de l'exécution provisoire est rejetée ?
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