EXPOSE DU LITIGE
Par jugement contradictoire du 29 avril 2025, le juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité de Vanves a notamment :
Constaté la résiliation de plein droit du contrat de bail consenti par [Localité 1] Habitat OPH à Mme [W] du fait du décès de cette dernière, à la date du 31 juillet 2022, Constaté que M. [D] occupe sans droit ni titre le logement situé [Adresse 4], appartement n°[Adresse 5]. A défaut de libération volontaire, autorisé [Localité 1] Habitat OPH à procéder à l’expulsion de M. [D] des lieux situés [Adresse 6], ainsi que celle de tout occupant de son chef, avec l’éventuelle assistance de la force publique et d’un serrurier en cas de besoin, passé un délai de deux mois suivant la signification du commandement d’avoir à quitter les lieux, conformément aux dispositions des articles L.412-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution. Accordé à M. [D] un délai pour quitter les lieux situés [Adresse 4], appartement n°161, 3ème étage[Adresse 7] de 6 mois. Fixé l’indemnité mensuelle d’occupation due à compter du 31 juillet 2022 et jusqu’à la libération effective des lieux et la remise des clés au montant du loyer et des charges qui auraient été dus si le bail s’était poursuivi. Condamné M. [D] à son paiement à [Localité 1] Habitat OPH.
Par acte de commissaire de justice en date du 13 juin 2025, l’établissement public [Localité 1] Habitat OPH a fait signifier ce jugement à M. [D].
Par acte de commissaire de justice en date du 18 mars 2026, au visa de ce jugement, l’établissement public [Localité 1] Habitat OPH a fait délivrer à M. [D] un commandement de quitter les lieux.
Par requête enregistrée par le greffe le 7 avril 2026, M. [D] a saisi le juge de l’exécution afin de se voir accorder un délai pour quitter les lieux situés au [Adresse 1] à [Localité 5].
L’affaire a été retenue à l’audience du 5 juin 2026, lors de laquelle les parties ont été entendues, représentées par leur conseil.
A l’audience, M. [D] soutient oralement ses conclusions régulièrement visées par le greffe, aux termes desquelles il demande au juge de l’exécution qu’il :
Constate qu’il a relevé appel le 15 avril 2026, du jugement en date du 29 avril 2025, appel enregistré le 21 avril 2026,Constate que le relogement de M. [B] ne peut pas se faire dans des conditions normales, en sa qualité de bénéficiaire d’une décision DALO le reconnaissant prioritaire pour l’attribution d’un logement social, Constate la situation de vulnérabilité familiale et de risque de l’aggravation de son état de santé, Dise qu’il justifie d’une occupation des lieux portée à la connaissance de [Localité 1] Habitat OPH depuis l’année 2016, Constate qu’il règle les loyers auprès de [Localité 1] Habitat OPH depuis 2°12 sans aucun retard ni défaut de paiement. En conséquence, qu’il :
Lui accorde un délai de douze mois pour quitter les lieux, Dise que durant ce délai, il ne pourra être procédé à aucune mesure d’expulsion à son encontre.
Au soutien de ses prétentions, il indique ne pas être le locataire d’origine et avoir été hébergé dans le logement, où il se maintient avec son fils âgé de 8 ans, scolarisé à proximité. Il précise avoir apuré l’arriéré locatif de la locataire, et s’être acquitté de la totalité des indemnités d’occupation courante. Il expose que le bailleur lui a refusé le transfert du bail lors du décès de la locataire. Il souligne avoir interjeté appel de la décision d’expulsion. Il reconnaît avoir déjà bénéficié de délais pour quitter les lieux mais avoir besoin qu’ils soient renouvelés afin de poursuivre les diligences qu’il a entreprises afin de se reloger.
En réponse, l’établissement public [Localité 1] Habitat OPH sollicite du juge de l’exécution le rejet des prétentions adverses. Il fait notamment valoir que la demande de transfert de bail a été refusée au requérant du fait de l’absence de lien de parenté entre la signataire du bail et M. [D].