Tribunal judiciaire, jcp amiens, 30 juillet 2026 — n° 26/00564
Synthèse de la décision
Question juridique
Une épouse divorcée qui conserve la jouissance du domicile conjugal, bien propre de l'époux, après le prononcé du divorce, peut-elle être expulsée et condamnée à une indemnité d'occupation ?
Principe retenu
L'attribution de la jouissance du domicile conjugal à titre de mesure provisoire prend fin au prononcé du divorce. À compter de cette date, l'époux qui continue d'occuper le bien propre de l'autre devient occupant sans droit ni titre et peut être expulsé. Il est également redevable d'une indemnité d'occupation jusqu'à la libération effective des lieux.
Faits clés
- Monsieur [T] [E] est propriétaire d'un immeuble acquis avant son mariage avec Madame [W] [F]
- Le bien a constitué le domicile familial et a été attribué à Madame [W] [F] à titre de mesure provisoire pendant la procédure de divorce
- Le divorce a été prononcé le 23 novembre 2022
- Madame [W] [F] a continué à occuper le bien malgré une demande de libération et une sommation de quitter les lieux
- Madame [W] [F] vit toujours dans le bien avec les deux enfants du couple
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une occupation sans droit ni titre après divorce ?
Comment obtenir l'expulsion de mon ex-épouse qui occupe mon bien propre ?
Quelle est l'indemnité d'occupation due par l'ex-épouse qui reste dans le logement ?
Puis-je demander des dommages et intérêts en plus de l'indemnité d'occupation ?
Que se passe-t-il si mon ex-épouse ne quitte pas les lieux après la décision ?
Les enfants mineurs peuvent-ils empêcher l'expulsion ?
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