MOTIFS DE LA DECISION
Il sera rappelé que les demandes de « donner acte » et de « dire et juger » ne sont pas des prétentions au sens de l’article 4 du code de procédure civile. Il n’y a donc pas lieu de statuer sur ces demandes.
A titre liminaire, il ressort de l’article 12 des conditions générales de vente de la SARL EUROFOOD que le droit luxembourgeois est applicable, ce qui, au demeurant, n’est pas contesté par les parties défenderesses.
Selon l'article 1134 du code civil luxembourgeois, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites et doivent être exécutées de bonne foi.
Aux termes de l'article 1315 de ce même code, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré, doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.
En application de l'article 2011 du code civil luxembourgeois, celui qui se rend caution d'une obligation, se soumet envers le créancier à satisfaire à cette obligation, si le débiteur n'y satisfait pas lui-même.
En l’espèce, la SARL EUROFOOD sollicite la condamnation solidaire de la SARL NONNA ! et de Monsieur [Y] [T] à lui payer la somme de 4.575,50 euros au titre des factures impayées.
Elle produit, à cet égard, l’intrégralité des factures, ainsi que les bons de livraison signés.
Les parties défenderesses ne contestent pas le fait que la SARL NONNA ! soit redevable de cette somme.
La créance de la SARL EUROFOOD est donc certaine, liquide et exigible.
Par ailleurs, il est constant que Monsieur [Y] [T] s’est porté caution solidaire et indivisble de la SARL NONNA ! pour toute créance échue.
En conséquence, la SARL NONNA ! et Monsieur [Y] [T] seront solidairement condamnés à régler à la partie demanderesse la somme de 4.575,50 euros TTC au titre des factures impayées.
Sur la demande de délai de paiement
L’article 1244 du code civil luxembourgeois prévoit ce qui suit :
« Le débiteur ne peut point forcer le créancier à recevoir en partie le paiement d'une dette, même divisible.
Les juges peuvent néanmoins, en considération de la position du débiteur et en usant de ce pouvoir avec une grande réserve, accorder des délais modérés pour le paiement, et surseoir à l'exécution des poursuites, toutes choses demeurant en état. »
En l’espèce, la SARL NONNA ! et Monsieur [Y] [T] sollicitent un délai de paiement à raison de 250 euros par semaine.
La SARL EUROFOOD ne s’oppose pas à un tel délai.
En conséquence, la SARL NONNA ! sera autorisée à se libérer de sa dette en 18 versements hebdomadaires successifs de 250 euros chaque et en un versement unique de 75,50 euros pour le dernier versement, le premier versement intervenant dans le mois suivant la notification de la présente décision.
Il sera rappelé que ce délai accordé à la partie défenderesse suspend les procédures d’exécution.
Cependant, en cas de défaut de paiement d’une seule échéance, et après une mise en demeure restée infructueuse, l’échelonnement qui précède sera caduc et la totalité des sommes dues deviendra immédiatement exigible.
Sur les autres demandes
Sur les dépens
Aux termes de l'article 696 du code de procédure civile, la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge d'une autre partie.
En l’espèce, la SARL NONNA ! et Monsieur [Y] [T], parties succombant à l’instance, seront solidairement condamnés aux dépens de la présente instance.
Sur les frais irrépétibles
En application de l’article 700 du code de procédure civile, dans toutes les instances le juge condamne la partie tenue aux dépens ou la partie perdante à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a lieu à condamnation.
En l’espèce, la SARL NONNA ! et Monsieur [Y] [T], parties perdantes, seront solidairement condamnés à payer à la SARL EUROFOOD la somme de 1.500 euros au titre de cette disposition.
Sur l’exécution provisoire
Aux termes de l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement. L'article 514-1 de ce même code prévoit que le juge peut écarter l'exécution provisoire de droit, en tout ou partie, s'il estime qu'elle est incompatible avec la nature de l'affaire. Il statue, d'office ou à la demande d'une partie, par décision spécialement motivée.
En l’espèce, il n’y a pas lieu à écarter l’exécution provisoire.