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Tribunal judiciaire, referes, 28 juillet 2026 — n° 26/01025

Réouverture des débats

Synthèse de la décision

Question juridique

Le juge des référés doit-il ordonner la réouverture des débats lorsque le demandeur obtient en cours de délibéré les coordonnées des représentants légaux de l'auteur du dommage afin de les appeler en cause ?

Principe retenu

Dans l'intérêt d'une bonne justice, le juge des référés peut ordonner la réouverture des débats lorsque, en cours de délibéré, une partie obtient des informations essentielles (telles que les coordonnées des représentants légaux de l'auteur du dommage) permettant de compléter la procédure. Les demandes sont alors réservées et l'affaire renvoyée à une audience ultérieure.

Faits clés

  • Blessure de M. [N] [K] lors d'un match de football le 1er décembre 2024
  • Chute de M. [M] [Q] sur M. [K] provoquant des lésions abdominales graves
  • Assignation en référé contre l'association Olympique [Localité 2], la SA Generali IARD et la CPAM du Var
  • Demande de communication de l'identité et de l'adresse des représentants légaux de M. [Q]
  • Obtention des coordonnées en cours de délibéré par le conseil de M. [K]

Articles cités

article 267 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS Le juge des référés, par ordonnance mise à la disposition des parties au greffe, avant dire droit, ORDONNE la réouverture des débats pour permettre à M. [N] [K] d’appeler en cause les représentants légaux de [M] [Q] ; RENVOIE la cause à l’audience des référés du Mardi 27 octobre 2026 à 09h00, salle 0.97 ; RÉSERVE les demandes ; DIT la présente décision, dès son prononcé, sera notifiée par le greffe à l'expert conformément à l'article 267 du code de procédure civile ; RAPPELLE que la présente ordonnance est exécutoire par provision ; LA GREFFIÈRE LE PRÉSIDENT

Exposé du litige

EXPOSE DU LITIGE Le 1er décembre 2024, alors qu'il participait à un match de football, M. [N] [S] a été blessé par M. [M] [Q], joueur de l'équipe adverse appartenant au club de l'Olympique de [Localité 2], qui, en chutant sur lui alors qu'il était au sol, a provoqué d'importantes lésions au niveau de l'abdomen (perforation du duodénum, lacération de la tête du pancréas avec important épanchement intraabdominal et pneumopéritoine péri duodénal et per pancréatique). Par actes de commissaire de justice des 30 mars, 10 avril et 6 mai 2026, M. [S] a fait assigner l'association Olympique [Localité 2], la SA Generali IARD et la CPAM du Var devant le juge des référés de ce tribunal aux fins de communication sous astreinte de l'identité et de l'adresse des représentants légaux de [M] [Q], d'expertise et d'indemnisation provisionnelle. L'affaire a été appelée et retenue à l'audience du 16 juin 2026. A l'audience, M. [W], représenté par son conseil, s'est expressément référé à son assignation aux termes de laquelle il demande au juge des référés de : - condamner l'association Club Olympique de Saint Maximin à communiquer l'identité et l'adresse des représentants légaux de [M] [Q], sous astreinte de 100€ par jour de retard ; - ordonner une expertise médicale ; - condamner la société Generali à lui payer une provision de 5 000 euros à valoir sur son entier préjudice ; - condamner la société Generali à lui payer la somme de 1 500 euro au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Par conclusions déposées et reprises oralement par son avocat, auxquelles il convient de se référer pour plus ample exposé des moyens au soutien de ses prétentions, la CPAM du Var demande de réserver ses droits et de condamner tout succombant aux dépens. L'association Olympique [Localité 2] et la société Generali IARD n'ont pas constitué avocat. Les débats clos, l'affaire a été mise en délibéré au 28 juillet 2026. Dans le cours du délibéré, par lettre du 9 juillet 2026, le conseil de M. [K] a informé la juridiction avoir été destinataire des coordonnées des représentants légaux de [M] [Q] et il sollicite, en conséquence, la réouverture des débats afin de les appeler dans la cause.

Motivations de la décision

MOTIFS Sur la réouverture des débats M.M’[X] ayant, en cours de délibéré, obtenu les coordonnées des civilement responsables du jeune [M] [Q], il convient, dans l’intérêt d’une bonne justice, de rouvrir les débats pour lui permettre de les appeler à la cause. Les demandes seront, en conséquences, réservées.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une réouverture des débats ?
La réouverture des débats est une décision du juge de rouvrir l'audience après le délibéré pour permettre aux parties de compléter leurs arguments ou d'appeler de nouvelles parties, lorsque des éléments nouveaux sont apparus.
Pourquoi le juge a-t-il ordonné la réouverture des débats dans cette affaire ?
Parce que le demandeur a obtenu en cours de délibéré les coordonnées des représentants légaux de l'auteur du dommage, ce qui lui permet de les appeler en cause pour garantir une bonne administration de la justice.
Quelles sont les conséquences de la réouverture des débats ?
Les demandes sont réservées et l'affaire est renvoyée à une nouvelle audience, où les parties pourront présenter leurs arguments et les nouvelles parties pourront être entendues.
Qui peut demander la réouverture des débats ?
Toute partie à l'instance peut la demander, mais c'est le juge qui décide souverainement, dans l'intérêt d'une bonne justice, s'il y a lieu de rouvrir les débats.
Qu'est-ce qu'une ordonnance de référé ?
Une ordonnance de référé est une décision rendue par le juge des référés, qui statue en urgence sur des mesures provisoires, comme des expertises, des provisions ou des communications de pièces.
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