EXPOSE DU LITIGE
1. Selon un jugement en date du 9 décembre 2025, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux a :
- Constaté la résiliation du bail d'habitation à la date du 11 décembre 2023, conformément à la clause de résiliation de plein droit
- Condamné M. [M] [V] à quitter les lieux loués situés [Adresse 3]
- Autorisé, à défaut pour M. [M] [V], de libérer volontairement les lieux, qu'il soit procédé à son expulsion et à celle de tous occupants de son chef avec si nécessaire l'assistance d'un serrurier et le concours de la force publique, deux mois après la délivrance d'un commandement de quitter les lieux conformément aux dispositions des articles L.411-1 et L.412-1 du code des procédures civiles d'exécution
- Rappelé que le sort des meubles en cas d'expulsion est régi par les articles L.433-1, L.433-2 et R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution ;
- Fixé à compter de la date d'effet de la résiliation du contrat de bail d'habitation, une indemnité d'occupation équivalente au montant du loyer révisable selon les conditions contractuelles augmenté de la provision sur charges (559,93 € au jour de l'audience), et de la régularisation production de justificatifs ; au titre des charges ou taxes récupérables sur production de justificatifs
- Condamné M. [M] [V] à payer à M. [F] [P] la somme de 755,67 € au titre des loyers, charges et indemnités d'occupation impayés, suivant décompte arrêté au 21 août 2025, assortie des intérêts au taux légal à compter du jugement
- Condamné M. [M] [V] au paiement des indemnités d'occupation continuant à courir à compter du 22 août 2025, jusqu'à la libération effective des lieux
- Débouté M. [F] [P] du surplus de ses demandes
- Débouté M. [M] [V] de l'ensemble de ses demandes
- Condamné M. [M] [V] à payer à M. [F] [P] la somme de 800 € sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile
- Condamné M. [M] [V] aux dépens en ce compris le coût du commandement de payer les loyers/charges et de justifier de l'assurance, de l'assignation et de la dénonciation au préfet.
2. M. [M] [V] a interjeté appel de cette décision selon une déclaration en date du 25 février 2026.
3. Par requête du 9 juillet 2026, M. [M] [V] a sollicité l'autorisation d'assigner en référé d'heure à heure pour l'audience du 16 juillet 2026.
4. Par ordonnance sur requête du 15 juillet 2026, la première présidente près la cour d'appel de Bordeaux a autorisé M. [M] [V] à assigner en référé d'heure à heure devant la juridiction premier président de la cour d'appel de Bordeaux.
5. Par acte de commissaire de justice en date du 17 juillet 2026, M. [M] [V] a fait assigner M. [F] [P] en référé aux fins de voir ordonner l'arrêt de l'exécution provisoire de la décision dont appel et d'obtenir sa condamnation aux dépens et à lui payer 1.000 € au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.
6. Par des conclusions du 22 juillet 2026, il maintient ses demandes.
7. Il soutient qu'il existe des moyens sérieux de réformation du jugement en ce qu'il a régularisé sa dette qui s'élève aujourd'hui à 279,30 euros et a toujours assuré son logement.
8. Concernant les conséquences manifestement excessives, il fait valoir qu'il est retraité, qu'il vit seul, qu'il présente des soucis de santé et que ses revenus sont insuffisants pour retrouver un logement de sorte qu'une expulsion aurait des conséquences manifestement excessives. Il précise que ces conséquences sont postérieures au jugement puisque la canicule qui s'abat sur le territoire n'était pas prévisible au moment du jugement et qu'un document postérieur au jugement démontre qu'il n'a aucune perspective d'éloignement.
9. En réponse et aux termes de ses conclusions du 22 juillet 2026, soutenues à l'audience, M. [F] [P] sollicite que M.