Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2026 avant prorogation au 30 juillet 2026.
ORDONNANCE
Contradictoire,
Prononcée par mise à disposition au greffe le 30 Juillet 2026.
Signée par Frédéric DUMAS, Présidente de chambre et Cécilia AOUADI, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
* * *
Suivant jugement du 6 février 2026 le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Toulon a :
- prononcé la résiliation, aux torts exclusifs des locataires pour manquements à l'obligation de jouissance paisible des lieux, des baux conclus entre d'une part, la SA Le Logis Familial Varois, d'autre part, M. [S] [C] et Mme [E] [C] et portant sur :
- un emplacement de parking n°3296020028 et un appartement à usage d'habitation situés [Adresse 3] suivant contrat du 23 octobre 2012,
- un emplacement de parking n°3296030043,
- un emplacement de parking n°3296010024,
- un emplacement de parking n°3296010023 sis [Adresse 4],
- ordonné en conséquence à M. [S] [C] et Mme [E] [C] de libérer les lieux et de restituer les clés dans le délai de 15 jours à compter de la signification du présent jugement,
- dit qu'à défaut pour M. [S] [C] et Mme [E] [C] d'avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clés dans ce délai, la SA Le Logis Familial Varois pourra, deux mois après la signification d'un commandement de quitter les lieux, faire procéder à leur expulsion ainsi qu'à celle de tous occupants de leur chef, conformément à l'article L.412-1 du code des procédures civiles d'exécution, y compris le cas échéant avec le concours d'un serrurier et de la force publique,
- rappelé que le sort du mobilier garnissant le logement est prévu par les articles L.433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution,
- condamné solidairement M. [S] [C] et Mme [E] [C] à payer à la SA Le Logis Familial Varois une indemnité mensuelle d'occupation d'un montant correspondant au dernier loyer échu augmenté des charges, due compter de la présente décision et jusqu'à la date de la libération effective et définitive des lieux, matérialisée par la remise des clés ou l'expulsion,
- rejeté le surplus des demandes,
- condamné M. [S] [C] et Mme [E] [C] in solidum à payer à la SA Le Logis Familial Varois la somme de 400 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné M. [S] [C] et Mme [E] [C] in solidum aux entiers dépens,
- rappelé que la présente décision est exécutoire de plein droit et dit n'y avoir lieu d'y déroger.
Selon déclaration du 1er avril 2026 et déclaration rectificative du 28 avril 2026 M. [S] [C] et Mme [E] [C] ont relevé appel du jugement du 6 février 2026 et, par exploit du 30 avril 2026, fait assigner la société anonyme, ci-après SA, [Adresse 5] devant le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence statuant en référé afin d'obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire assortissant ledit jugement.
Aux termes de leurs conclusions déposées et soutenues à l'audience M. et Mme [C] demandent au premier président de la cour d'appel de :
- débouter la SA HLM 1001 Vies Habitat de l'ensemble de ses demandes, fins et conclusions,
- ordonner l'arrêt de l'exécution provisoire du jugement dont appel,
- juger que chaque partie conservera la charge de ses dépens et frais engagés.
Selon des écritures remises et soutenues à l'audience la société [Adresse 5] conclut à ce que le premier président :
- déboute M. et Mme [C] de l'intégralité de leurs demandes, fins et conclusions,
- les condamne à lui payer la somme de 2 500 euros par application de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens.
À l'audience du 11 juin 2026, à laquelle l'affaire a été renvoyée, les parties reprennent leurs conclusions.