Tribunal judiciaire, jex cab 2, 30 juillet 2026 — n° 26/81176
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge de l'exécution peut-il accorder un délai de grâce de deux mois à un locataire menacé d'expulsion, malgré des troubles de voisinage et une dette locative résiduelle ?
Principe retenu
Le juge de l'exécution peut accorder un délai de grâce pour quitter les lieux en considération de la situation personnelle du locataire, notamment ses problèmes de santé, ses ressources, et ses efforts de paiement, mais il doit également tenir compte du comportement du locataire et des troubles causés au voisinage. En l'espèce, un délai de deux mois a été accordé pour permettre au locataire d'organiser son départ, sans subordonner ce délai au paiement de l'indemnité d'occupation ou de l'arriéré.
Faits clés
- Monsieur [C] [J] occupe un logement à Paris et a reçu un commandement de quitter les lieux le 19/02/2026
- Il a saisi le juge de l'exécution pour obtenir un délai de 36 mois, ramené à 12 mois à l'audience
- Il perçoit des revenus de 1 420 euros et paie une indemnité d'occupation de 1 400 euros grâce à des cautions
- Il a payé 6 500 euros, réduisant la dette à environ 2 000 euros
- Il a des problèmes de santé attestés par un médecin
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quel délai a été accordé dans cette affaire ?
Pourquoi le juge a-t-il accordé seulement deux mois alors que le locataire demandait 12 mois ?
Le délai est-il subordonné au paiement de l'indemnité d'occupation ?
Que doit faire le locataire pendant ce délai ?
Le locataire a-t-il été condamné aux dépens ?
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