MOTIFS DE LA DÉCISION :
L’article 472 du code de procédure civile dispose que lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne faisant droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la demande au titre de l’arriéré des loyers et charges impayés du contrat de bail principal à usage d’habitation :
Mme [E] [P] [X] justifie par les pièces communiquées qu’un commandement de payer visant la clause résolutoire du contrat de bail a bien été délivré à Mr [Y], selon acte délivré par commissaire de justice en date du 16 juin 2025, pour la somme de 3038,37 euros au titre des loyers et charges restant impayés à cette date ;
Mr [Y] n’ayant pas réglé la somme dans le délai de deux mois imparti, il convient de constater que le contrat de bail s’est trouvé résilié de plein droit à la date du 18 août 2025, l’intéressé se retrouvant occupant sans droit ni titre depuis cette date et jusqu’à son départ effectif du logement, le 30 septembre 2025.
Le défendeur, qui n’apporte aucun élément de nature à contester le principe ni le montant de la dette, sera donc condamné au paiement de la somme actualisée de 4331,52 €, avec les intérêts au taux légal à compter de la date du 16 juin 2025 pour la somme de 3038,37 euros et à compter de la délivrance de l'assignation du 6 janvier 2026, pour le surplus.
Sur la demande de résiliation du contrat de bail accessoire et ses conséquences :
Conformément aux dispositions de l’article 1227 du code civil, la résolution peut, en toute hypothèse, être demandée en justice.
Il appartient au juge d’apprécier souverainement si le ou les manquements d’une des parties au contrat de bail sont d’une gravité suffisante pour justifier la résiliation du contrat.
Le règlement du loyer au terme convenu par le contrat est une obligation essentielle du locataire dont le non-respect constitue une cause grave justifiant la résolution ou résiliation du contrat.
En l’espèce, une mise en demeure de régler l’impayé de loyer, d’un montant de 168,10 euros, a été délivrée à Monsieur [M] [Y] par courrier recommandé en date du 22 juillet 2025.
Cette mise en demeure étant restée infructueuse et l’intéressé n’ayant nullement recherché à régulariser sa dette, laquelle a encore augmenté depuis cette date, il sera fait droit à la demande de résiliation judiciaire du contrat de bail à usage d’emplacement de stationnement signé le 8 mars 2028 et concernant le box fermé situé à [Localité 6] et d’expulsion de Mr [Y].
Mr [Y] sera également condamné à libérer les lieux sans délai et au règlement de la somme actualisée de 396,18 euros avec intérêts au taux légal, dans les conditions précisées au dispositif du présent jugement.
Mr [Y] sera redevable d’une indemnité d’occupation mensuelle de 114,04 € à compter du jugement à intervenir et jusqu’à complet délaissement des lieux ;
Sur les demandes accessoires :
Il n’est nullement justifié de la part de la demanderesse d’un préjudice subi spécifique indemnisable ni même de son quantum, qui serait indépendant des frais exposés dans la présente procédure. Sa demande de dommages et intérêts sur le fondement de l’article 1231-1 du code civil sera donc rejetée.
Il serait inéquitable de laisser à la charge de la demanderesse l’ensemble des frais qu’elle a dû exposer pour faire valoir ses droits, cependant, le montant total de ces frais n’étant justifié par aucune pièce à la procédure, il sera limité à la somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.
Le défendeur, succombant dans la présente procédure et au regard de l’absence de toute recherche de solution amiable de sa part, celui-ci aura la charge des entiers dépens de l’instance, y compris les frais liés au recours préalable au mode de règlement des litiges.
Il y a lieu de rappeler que la présente ordonnance est assortie de l’exécution provisoire de droit.