FAITS ET PROCEDURE
Par acte sous seing privé du 18 avril 2005 prenant effet le 1er mai 2005, l’OPAC du CALVADOS a donné à bail à Monsieur et Madame [A] un logement conventionné à usage d'habitation sis [Adresse 4] à [Localité 2].
Par jugement du 4 janvier 2012, Madame [N] [K] épouse [A] a été placée sous mesure de curatelle renforcée, renouvelée puis transformée en mesure de tutelle par jugement du 29 septembre 2025.
Par jugement du 15 mai 2025, le juge des contentieux de la protection a notamment :
- Constaté la résiliation du bail à compter du 23 avril 2024 ;
- Condamné solidairement Monsieur [U] [A] et Madame [N] [K] épouse [A], représentée par sa curatrice renforcée l'UDAF du CALVADOS, à payer à l’OPH INOLYA la somme de 3 955,46 euros, suivant décompte arrêté au 10 février 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la décision ;
- Sursit à l’exécution des poursuites et autorisé Madame [N] [K] épouse [A], représentée par sa curatrice renforcée l'UDAF du CALVADOS à se libérer de leur dette, à compter du 30ème jour suivant la signification de la décision, par le versement de 36 mensualités de 90 euros, la dernière échéance étant majorée du solde de la dette ;
- Rappelé que les effets de la clause résolutoire du bail se trouvent suspendus durant ce délai et que le bail retrouvera son plein effet une fois la dette payée ;
- Dit qu’à défaut de paiement d’une mensualité ou d’un loyer courant, l’intégralité de la dette pourra redevenir immédiatement exigible, la clause résolutoire reprendra son plein effet et le bail se trouvera immédiatement et automatiquement résilié ;
- Autorisé dans ce cas, l’OPH INOLYA, à faire expulser Monsieur [U] [A] et Madame [N] [K] épouse [A], représentée par sa curatrice renforcée l'UDAF du CALVADOS, ou tout occupant de leur chef, deux mois après lui avoir notifié un commandement de quitter les lieux, avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier, si besoin est ;
- Condamné dans ce cas, Monsieur [U] [A] et Madame [N] [K] épouse [A], représentée par sa curatrice renforcée l'UDAF du CALVADOS, à payer à l’OPH INOLYA, une indemnité d’occupation égale au montant des loyers et charges qui auraient été dus en cas de non résiliation du bail ;
- Dit que l’indemnité d’occupation est due au pro-rata temporis et payable à terme, au plus tard le 05 du mois suivant ;
- Dit que le bailleur sera autorisé à indexer l’indemnité d’occupation conformément aux dispositions contractuelles du bail résilié.
Le 26 août 2025, l’OPH INOLYA a fait délivrer à Monsieur [U] [A], Madame [N] [K] épouse [A] et l’UDAF du CALVADOS en sa qualité de curatrice renforcée, un commandement de quitter les lieux habités dans un délai de deux mois.
Par requête enregistrée au greffe le 3 juin 2026, Madame [N] [K] épouse [A] et l’UDAF du CALVADOS ont sollicité du juge de l’exécution l’octroi d’un délai d’un an pour quitter les lieux loués.
A l’audience du 28 juillet 2026, Madame [N] [K] épouse [A] et l’UDAF du CALVADOS, sont représentées par leur conseil. L’OPH INOLYA est représenté par Madame [Z] [J] munie d’un pouvoir.
Madame [N] [K] épouse [A] et l’UDAF du CALVADOS, maintiennent leur demande de délai de 12 mois à compter de l’audience pour quitter les lieux. Elles soulignent la bonne foi de Madame [N] [K] épouse [A] qui rencontre de réelles difficultés financières et qui, avec son mari, procède à des règlements mensuels de 400 à 500 euros. Elles invoquent les délais d’obtention d’un logement social. Elles précisent ne pas avoir eu de nouvelles pour le logement de [Localité 3] pour lequel le couple était en rang 2 supposant que la personne en rang 1 a obtenu le logement et demeurent dans l’attente d’une nouvelle proposition. S’agissant du refus opposé à une proposition, elles précisent qu’il s’agissait d’un EHPAD alors que les époux souhaitent une location et ajoutent qu’ils ne font plus de la localisation une priorité.