MOTIFS DE LA DECISION
SUR LA DEMANDE DE RÉSILIATION ET D’EXPULSION
Le contrat de résidence signé par les parties n’est pas soumis aux dispositions de la loi du 6 juillet 1989.
Le contrat comprend par ailleurs une clause résolutoire qui prévoit qu’en cas de défaut de paiement aux termes convenus de tout ou partie de la redevance forfaitaire, le contrat sera résilié de plein droit un mois après un courrier recommandé demeuré infructueux.
Des redevances étant dues, l’ASSOCIATION [Localité 2] a fait délivrer un commandement de payer visant la clause résolutoire par acte de commissaire de justice le 13 mai 2025 à Monsieur [A] [E] [Q] pour un montant en principal de 1.269,14 euros.
Ce commandement est demeuré infructueux pendant plus d’un mois, de sorte qu’il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le contrat de d’occupation étaient réunies à la date du 14 juin 2025.
L’expulsion de Monsieur [A] [E] [Q] sera ordonnée en conséquence.
Par ailleurs, le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux est spécifiquement organisé aux articles R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution au titre des opérations d'expulsion. Il n'y a donc pas lieu d'ordonner leur enlèvement, leur transport ni leur séquestration, qui demeurent à ce stade purement hypothétiques.
SUR L’INDEMNITÉ D’OCCUPATION
Si un contrat prévoit une clause pénale, le juge, en application des dispositions de l’article 1231-5 du code civil, peut modérer ou augmenter même d’office la pénalité si elle est manifestement excessive ou dérisoire.
En l’espèce, le contrat d’occupation ayant été résilié par l’effet de la clause résolutoire au 14 juin 2025, Monsieur [A] [E] [Q] est donc occupant sans droit ni titre à compter de cette date.
Par ailleurs, le contrat précise en son article VIII que si le résident déchu de tout droit d’occupation ne libère pas les lieux, résiste à une ordonnance d’expulsion ou obtient des délais pour son départ, il devra verser par jour de retard, une indemnité conventionnelle d’occupation égale à deux fois la redevance quotidienne, ceci jusqu’à complet déménagement et restitution des clés.
L’Association [Localité 2] a sollicité de fixer le montant de l’indemnité d’occupation due par Monsieur [A] [E] [Q] à un montant égal, en application de l’article VIII, au double de la redevance quotidienne soit mensuellement à la somme de 789,52 euros (394,76x2) à compter de la date d’effet de l’acquisition de la clause résolutoire et jusqu’à la libération des lieux, remise des clés et de condamner Monsieur [A] [E] [Q] à lui payer ladite indemnité d’occupation.
Ce montant apparaît cependant excessif notamment eu égard au caractère social de la location litigieuse.
Il convient en conséquence de fixer l’indemnité d’occupation mensuelle due par Monsieur [A] [E] [Q] à l’ASSOCIATION [Localité 2] à compter de la date de la constatation de la résiliation du contrat soit à compter du 14 juin 2025 et jusqu’à la libération des lieux à la somme de 394,76 euros, somme égale au montant de la redevance en vigueur par mois qui aurait été due en cas de non résiliation de la convention de résidence.
SUR LES SOMMES DUES
Le décompte en date du 15 mai 2026 produit par la demanderesse justifie que Monsieur [A] [E] [Q] reste redevable de la somme de 1.875,15 euros au titre des redevances mensuelles et des indemnités d’occupation, indemnité d’occupation de mars 2026 incluse et déduction faite du dépôt de garantie d’un montant de 371 euros.
Monsieur [A] [E] [Q], qui n’a pas comparu, n’a par définition contesté ni le principe ni le montant de la dette .
En conséquence, Monsieur [A] [E] [Q] sera condamné à payer à l’ASSOCIATION [Localité 2] la somme de 1.875,15 euros au titre des redevances mensuelles et des indemnités mensuelles d’occupation dues, avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision.
SUR LES FRAIS IRREPETIBLES et LES DÉPENS
Monsieur [A] [E] [Q], partie perdante, supportera la charge des entiers dépens.
Par ailleurs, compte tenu des démarches judiciaires qu’a dû accomplir l’ASSOCIATION [Localité 2], Monsieur [A] [E] [Q] devra lui verser une somme de 300 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire en application des dispositions de l’article 514 du code de procédure civile.