Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
Justiweb

Modèle de référé-suspension contre décision de préemption (exemple de rédaction) Droit administratif

?
trouve moi un exemple de référé-suspension en matière de préemption que je pourrais utilisé comme exemple de rédaction
## Modèle de référé‑suspension (matière de préemption) — modèle adaptable Attention : ci‑dessous un modèle type à adapter strictement aux faits et pièces de votre dossier (dates, noms, références d'actes, montants, preuves). Les fondements juridiques applicables au référé‑suspension sont rappelés en tête puis insérés dans la requête. Textes applicables cités : - [Article L521‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) (conditions du référé‑suspension : urgence + contestation sérieuse) - [Article L522‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L522-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) (dispositions relatives aux référés devant le juge administratif) - [Article L213‑2 du Code de l'urbanisme](https://www.google.com/search?q=Article%20L213-2%20du%20Code%20de%20l'urbanisme) (déclaration préalable d'intention d'aliéner et délais du titulaire du droit de préemption) --- ### À l'attention de Tribunal administratif de [ville] Référé — suspension Requérant : [Nom / prénom ou dénomination sociale], demeurant/siège social [adresse complète], représenté par Me [nom], avocat au barreau de [ville] (s'il y a lieu). Intimé : Commune de [nom] / [Titulaire du droit de préemption], représentée par son maire ou son représentant légal, [adresse de la mairie], domiciliée pour les besoins du présent recours à [adresse de la personne à qui signifier]. Objet : référé‑suspension de l'arrêté/acte de préemption en date du [date] — demande de sursis à l'exécution de la décision attaquée. Pièces jointes (exemples) : copie de la déclaration d'intention d'aliéner (DIA) en date du [date] ; copie de l'arrêté/notification de préemption du [date] ; compromis/acte sous seing privé ou tout acte préparatoire à la vente ; estimations / expertise ; courrier(s) échangés ; pouvoir, pièce d'identité. --- ### Requête (exemple de rédaction) Monsieur le Président, Par la présente, [nom du requérant], demande au juge des référés du Tribunal administratif de [ville], en application de l'article L.521‑1 du Code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision en date du [date] par laquelle [la Commune / le titulaire du droit de préemption] a [exercé son droit de préemption / pris un arrêté de préemption] sur le bien sis [adresse et description cadastrale], et de statuer comme suit : Demande(s) principale(s) 1. Suspendre, jusqu'à décision au fond, l'exécution de la décision du [date] par laquelle [l'intimé] a [exercé son droit de préemption / arrêté de préemption] à l'encontre du bien susvisé ; 2. Ordonner, si nécessaire, aux fins d'exécution de la présente décision, que copie du présent jugement soit notifiée au notaire chargé de l'acte de vente et inscrite au fichier immobilier afin d'empêcher toute mutation en cours (ou toute autre mesure conservatoire utile) ; 3. Condamner [l'intimé] aux dépens du référé. Exposé des faits - Le [date], le propriétaire/compromettant, M./Mme [nom], a adressé une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) à la mairie de [commune] concernant le bien situé [adresse, référence cadastrale]. (voir pièce n°1). - Un compromis/avant‑contrat a été signé le [date] entre [vendeur] et [acquéreur], prévoyant la signature chez le notaire le [date], sous condition suspensive de [préciser le cas échéant] (pièce n°2). - Le [date], la commune / le titulaire du droit de préemption a notifié au vendeur / au notaire sa décision d'exercer le droit de préemption par arrêté / notification en indiquant un prix de [montant] (pièce n°3). - La signature de l'acte authentique est annoncée pour le [date imminente] et l'exécution de la décision attaquée entraîne un préjudice sérieux et irréparable pour le requérant : [perte de l'acquéreur, impossibilité de mener à bonne fin la transaction, remise en cause d'engagements financiers, etc.]. Moyens de droit (sérieux et urgence) Sur l'urgence - Le risque de réalisation imminente d'un transfert de propriété et la tenue prochaine de l'acte authentique constituent un péril imminent et un préjudice irréparable si la décision n'est pas suspendue (prise d'effet immédiat de l'exercice du droit de préemption). En conséquence, il existe une urgence justifiant l'utilisation de la procédure prévue par [Article L521‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative). Sur le moyen sérieux (exemples à adapter) 1) Vice de procédure / défaut de respect des formalités prévues par [Article L213‑2 du Code de l'urbanisme](https://www.google.com/search?q=Article%20L213-2%20du%20Code%20de%20l'urbanisme) : la DIA ou les documents exigés n'ont pas été communiqués correctement / le délai légal n'a pas été respecté / le titulaire du droit de préemption n'a pas procédé à la demande de communication des documents dans les formes prévues, de sorte que l'exercice du droit est entaché d'irrégularité. 2) Prix manifestement inexact / erreur d'appréciation : l'évaluation retenue n'est pas fondée, entraînant une atteinte disproportionnée au droit de propriété et susceptible d'entraîner l'illégalité de la décision en cas d'examen au fond. 3) Défaut de motivation / absence de justification des motifs d'intérêt général invoqués ou méconnaissance d'éléments de droit applicables (à développer selon les pièces). Ces moyens constituent des moyens sérieux au sens de l'article L.521‑1 du Code de justice administrative, justifiant la suspension en raison du doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Conclusion Pour ces motifs, il est fait appel au juge des référés afin qu'il ordonne, en application de [Article L521‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative), la suspension immédiate de l'exécution de la décision de préemption du [date], jusqu'à ce qu'il ait été statué au fond, et notamment qu'il ordonne la communication de toute pièce utile et la fixation d'une audience au fond. Fait à [ville], le [date]. Signature : [requérant ou avocat] Pièces : (liste détaillée des pièces numérotées) --- ### Brèves indications pratiques pour la rédaction et la procédure - Fondement procédural du référé‑suspension : [Article L521‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) (urgence + contestation sérieuse). Voir aussi [Article L522‑1](https://www.google.com/search?q=Article%20L522-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) pour règles de procédure en référé. - En matière de préemption, visez les irrégularités visées par [Article L213‑2 du Code de l'urbanisme](https://www.google.com/search?q=Article%20L213-2%20du%20Code%20de%20l'urbanisme) (déclaration d'intention d'aliéner, demandes de documents, suspension des délais, etc.). - L'urgence doit être démontrée par des pièces probantes (compromis, convocation chez le notaire, règlement d'un acompte, etc.). - Joindre systématiquement les pièces essentielles (DIA, arrêté/notification de préemption, compromis, correspondances, expertises) et un pouvoir si représenté par avocat. - Le juge des référés statue très rapidement ; préparez un dossier synthétique et limpide (faits, pièces, moyens). - Après suspension, engager sans tarder un recours au fond (référé‑préventif ou plein contentieux) si vous entendez faire annuler la décision. --- Si vous le souhaitez, je peux : - adapter ce modèle à vos faits concrets (indiquez les dates, la nature de l'acte attaqué, pièces disponibles et l'urgence précise) ; - vérifier et compléter les moyens juridiques en fonction des pièces (DIA, arrêté, compromis).
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article L521-1 du Code de justice administrative

Cet article du Code de justice administrative est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.

📄 Article L522-1 du Code de justice administrative

Cet article du Code de justice administrative est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.

📄 Article L213-2 du Code de l'urbanisme

Toute aliénation visée à l'article L. 213-1 est subordonnée, à peine de nullité, à une déclaration préalable faite par le propriétaire à la mairie de la commune où se trouve situé le bien. Cette déclaration comporte obligatoirement l'indication du prix et des conditions de l'aliénation projetée ou, en cas d'adjudication, l'estimation du bien ou sa mise à prix, ainsi que les informations dues au titre de l'article L. 514-20 du code de l'environnement. Le titulaire du droit de préemption peut, dans le délai de deux mois prévu au troisième alinéa du présent article, adresser au propriétaire une demande unique de communication des documents permettant d'apprécier la consistance et l'état de l'immeuble, ainsi que, le cas échéant, la situation sociale, financière et patrimoniale de la société civile immobilière. La liste des documents susceptibles d'être demandés est fixée limitativement par décret en Conseil d'Etat. La déclaration d'intention d'aliéner peut être dématérialisée. Le cas échéant, cette déclaration comporte également les informations dues au titre des articles L. 303-2 et L. 741-1 du code de la construction et de l'habitation. Lorsque la contrepartie de l'aliénation fait l'objet d'un paiement en nature, la déclaration doit mentionner le prix d'estimation de cette contrepartie. Lorsque le droit de préemption est exercé par le représentant de l'Etat dans le département dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 210-1 , la déclaration est transmise à ce dernier par le maire, dans un délai de sept jours ouvrés à compter de la date de sa réception. A défaut, le représentant de l'Etat dans le département peut informer le maire de son intention d'en faire dresser procès-verbal, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Le maire dispose d'un délai de sept jours à compter de la réception de la lettre du représentant de l'Etat dans le département pour faire part de ses observations. A l'issue de ce délai et au vu des observations du maire, le représentant de l'Etat dans le département peut décider de constater l'absence de transmission de la déclaration par procès-verbal. Il est alors procédé au recouvrement d'une amende forfaitaire de 1 000 €. Cette amende est redevable par la commune, par voie de titre de perception émis par le représentant de l'Etat dans le département, au profit du Fonds national des aides à la pierre mentionné à l'article L. 435-1 du code de la construction et de l'habitation, lorsque la commune se situe en métropole, ou au profit du fonds régional d'aménagement foncier et urbain mentionné à l'article L. 340-2 du présent code, lorsque la commune se situe dans un département d'outre-mer. L'avis de mise en recouvrement du titre de perception de l'amende forfaitaire reçu par le maire peut faire l'objet d'un recours de pleine juridiction. Le silence du titulaire du droit de préemption pendant deux mois à compter de la réception de la déclaration mentionnée au premier alinéa vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption. Le délai est suspendu à compter de la réception de la demande mentionnée au premier alinéa ou de la demande de visite du bien. Il reprend à compter de la réception des documents par le titulaire du droit de préemption, du refus par le propriétaire de la visite du bien ou de la visite du bien par le titulaire du droit de préemption. Si le délai restant est inférieur à un mois, le titulaire dispose d'un mois pour prendre sa décision. Passés ces délais, son silence vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption. Lorsqu'il envisage d'acquérir le bien, le titulaire du droit de préemption transmet sans délai copie de la déclaration d'intention d'aliéner au responsable départemental des services fiscaux. La décision du titulaire fait l'objet d'une publication. Elle est notifiée au vendeur, au notaire et, le cas échéant, à la personne mentionnée dans la déclaration d'intention d'aliéner qui avait l'intention d'acquérir le bien. Le notaire la transmet aux titulaires de droits d'emphytéose, d'habitation ou d'usage, aux personnes bénéficiaires de servitudes, aux fermiers et aux locataires mentionnés dans la déclaration d'intention d'aliéner. Le titulaire du droit de préemption peut demander à visiter le bien dans des conditions fixées par décret. L'action en nullité prévue au premier alinéa se prescrit par cinq ans à compter de la publication de l'acte portant transfert de propriété.
?
un exemple de rédaction pour l'urgence - tu est l'acquéreur évincé
## Exemple de paragraphe « urgence » (vous êtes l'acquéreur évincé) — à insérer dans la requête en référé‑suspension Textes utiles : [Article L521‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) ; [Article L522‑1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L522-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) ; [Article L213‑2 du Code de l'urbanisme](https://www.google.com/search?q=Article%20L213-2%20du%20Code%20de%20l'urbanisme). Version courte (formulation synthétique) « Par la présente, j’invoque l’urgence au sens de l’article L.521‑1 du Code de justice administrative. En qualité d’acquéreur ayant signé un compromis de vente en date du [date], je dois procéder à la signature de l’acte authentique le [date imminente]. La commune a notifié l’exercice du droit de préemption le [date] et la mise en œuvre immédiate de cette décision me prive, de fait, du bien et me cause un préjudice irréparable : perte du bénéfice du compromis, frais engagés (acompte, frais de dossier, prêts en cours) et impossibilité de réaliser l’opération dans les conditions prévues. Ces éléments sont établis par les pièces ci‑jointes (compromis, notification de préemption, convocation du notaire). En conséquence, il y a urgence à suspendre l’exécution de la décision attaquée afin d’éviter un préjudice irréparable. » Version développée (formulation détaillée, adaptée au formalisme procédure) « Monsieur le Président, Je, soussigné(e) [nom], acquéreur au titre d’un compromis de vente signé le [date], demande la suspension de l’exécution de l’arrêté/notification de préemption en date du [date]. L’urgence est caractérisée au sens de l’article L.521‑1 du Code de justice administrative pour les raisons suivantes : - la signature de l’acte authentique est fixée au [date précise et prochaine], ce qui rend imminent le transfert de propriété ; - la notification de préemption, reçue le [date], a pour effet immédiat d’empêcher la conclusion définitive de la vente et de me priver du bien pour lequel j’ai engagé d’importants frais (acompte de [montant], frais de courtage, offres de prêt formalisées) ; - l’absence de suspension rendrait irréversible le dommage subi : perte de l’opération, perturbation de mon montage financier et préjudice moral et patrimonial difficilement réparables. Ces éléments sont démontrés par les pièces suivantes : compromis de vente (pièce n°1), notification/arrêté de préemption (pièce n°2), convocations/échanges avec le notaire fixant la date d’acte (pièce n°3), preuve de versement d’acompte ou d’engagements financiers (pièce n°4). En conséquence, il existe une urgence justifiant la saisine du juge des référés et la suspension immédiate de l’exécution de la décision attaquée au regard des règles de l’article L.521‑1 du Code de justice administrative. » Pièces à joindre pour démontrer l’urgence (liste minimale) - copie du compromis/avant‑contrat signé ; - notification de préemption / arrêté municipal ; - convocation du notaire ou correspondance fixant la date d’acte authentique ; - preuve des sommes versées (acompte) ou des offres de prêt ; - courriers échangés avec la commune ou le notaire. Si vous le souhaitez, je peux : - adapter le paragraphe exactement à vos dates, montants et pièces ; - proposer une version déjà insérée dans une requête complète.
📄

Document volumineux détecté

Vos fichiers contiennent 0 caractères pour une limite de 100 000 maximum autorisée.

Taille des documents 0%