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Renoncer à un compromis de vente : modalités et conséquences Droit immobilier

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COMMENT RENONCER à un compromis de vente?et quelles consequences
## 1) Point de départ : un « compromis » engage en principe comme une vente En droit français, le compromis (promesse synallagmatique) vaut vente dès lors qu’il y a accord sur **la chose et le prix** : il n’est donc pas “sans conséquence” d’y renoncer. Référence : [Article 1589 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201589%20du%20Code%20civil). Cela dit, **on peut sortir d’un compromis** dans certains cas (légaux ou contractuels). La stratégie consiste à **identifier le bon “levier de sortie”** pour éviter pénalités et contentieux. --- ## 2) Comment renoncer / se désengager : les principaux leviers (du plus sécurisé au plus risqué) ### A. Droit de rétractation de l’acquéreur (si vous êtes acheteur particulier) Si vous achetez un bien à usage d’habitation en tant que non-professionnel, vous avez en général un **délai légal de rétractation** (souvent 10 jours) à compter de la notification du compromis. Procédure : envoi d’une **lettre recommandée avec AR** (ou acte équivalent notifié) dans le délai. > Si vous êtes dans ce délai, c’est le “bouton stop” le plus sûr : pas de pénalité, restitution du dépôt. *(Vous ne m’avez pas précisé votre situation ; je vous confirme ce point dès que vous me dites : acheteur/vendeur, bien d’habitation ou non, date de notification.)* ### B. Non-réalisation d’une condition suspensive (souvent prêt bancaire) La plupart des compromis contiennent des **conditions suspensives** (obtention de prêt, purge de servitudes, urbanisme, etc.). Si une condition suspensive **échoue** dans les règles prévues, l’engagement tombe **sans faute** de votre part. **Attention (le “coup d’après” du vendeur)** : le vendeur/ses conseils invoquent souvent : - que l’acheteur **n’a pas fait les démarches** sérieusement, - ou n’a pas respecté les paramètres du compromis (montant, durée, taux), - ou n’a pas apporté les refus de banque. => Il faut pouvoir prouver vos démarches (voir § 4 “preuves”). ### C. Accord amiable (résiliation conventionnelle) Si les deux parties sont d’accord, vous pouvez signer une **résiliation amiable** du compromis (souvent chez le notaire), en prévoyant : - sort du dépôt de garantie (restitué en totalité ? partiellement ?), - renonciation réciproque à toute réclamation, - délais de restitution. **Stratégiquement**, c’est souvent la meilleure sortie quand le dossier est “gris” (rétractation hors délai, condition suspensive discutée, etc.). ### D. Vice du consentement / manquement à l’obligation d’information (annulation ou responsabilité) Si une information déterminante vous a été cachée (sinistre, servitude grave, procédure administrative, problème de copropriété, etc.), vous pouvez invoquer le **manquement au devoir d’information** et viser l’annulation/indemnisation. Référence : [Article 1112-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil). **Coup d’après de l’autre partie** : on vous répondra souvent : - “vous pouviez vous renseigner”, - “c’était dans les annexes”, - ou “ça ne porte que sur la valeur”. Le texte précise que le devoir d’information ne porte pas sur la **simple estimation de valeur**, mais bien sur les informations déterminantes liées au contrat. ### E. Contestation d’une clause / nullité partielle Parfois, une clause problématique peut être neutralisée sans annuler tout le compromis, si elle n’était pas déterminante (ou si la loi la répute non écrite). Référence : [Article 1184 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201184%20du%20Code%20civil). --- ## 3) Quelles conséquences si vous “renoncez” sans base solide ? ### Pour l’acheteur - **Perte du dépôt de garantie / indemnité d’immobilisation** (souvent 5 à 10%) si la clause pénale s’applique. - Le vendeur peut aussi demander une **exécution forcée** (vous obliger à acheter) ou des **dommages-intérêts**, selon la rédaction du compromis et la stratégie choisie. ### Pour le vendeur S’il “renonce” alors que l’acheteur est prêt et que toutes conditions sont levées, il s’expose à : - action de l’acheteur en **exécution forcée** ou - **dommages-intérêts**. *(La faisabilité dépend fortement des clauses et du stade du dossier.)* --- ## 4) Charge de la preuve : ce qu’il faut réunir (sinon, le juge vous suit rarement) Selon le motif de sortie : - **Rétractation** : preuve de la **date de notification** du compromis + preuve d’envoi dans le délai (LRAR, horodatage). - **Condition suspensive prêt** : dossier de demande de prêt, mails, récépissés, **2 refus bancaires** (souvent exigés), respect des paramètres du compromis. - **Défaut d’information** : annonces, diagnostics, PV d’AG, échanges mails/SMS, attestations, éléments prouvant le caractère “déterminant”. Le texte met la charge de preuve de manière précise : celui qui prétend qu’une information était due doit prouver qu’elle était due, l’autre doit prouver qu’il l’a fournie : [Article 1112-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201112-1%20du%20Code%20civil). --- ## 5) Go / No-Go (conseil franc) - **Go** si : vous êtes dans le délai de rétractation, ou une condition suspensive échoue proprement, ou vous avez un vrai dossier de défaut d’information. - **No-Go** (ou négociation amiable prioritaire) si : vous voulez arrêter “par changement d’avis” hors délai, sans condition suspensive exploitable — c’est typiquement le cas où vous risquez **perte du dépôt** et contentieux coûteux. --- ## 6) Prochaine étape : dites-moi 5 informations et je vous donne la stratégie exacte (modèle de courrier + risque) 1) Êtes-vous **acheteur ou vendeur** ? 2) Bien **d’habitation** (maison/appart) ou terrain/local ? 3) Date de **signature** et date de **notification** du compromis (ou remise en main propre / LRAR) ? 4) Y a-t-il un **dépôt de garantie** (montant) et une **clause pénale** ? 5) Quelle est la raison de la renonciation (prêt refusé, découverte d’un problème, séparation, etc.) ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1589 du Code civil

La promesse de vente vaut vente, lorsqu'il y a consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix. Si cette promesse s'applique à des terrains déjà lotis ou à lotir, son acceptation et la convention qui en résultera s'établiront par le paiement d'un acompte sur le prix, quel que soit le nom donné à cet acompte, et par la prise de possession du terrain. La date de la convention, même régularisée ultérieurement, sera celle du versement du premier acompte.

📄 Article 1112-1 du Code civil

Celle des parties qui connaît une information dont l'importance est déterminante pour le consentement de l'autre doit l'en informer dès lors que, légitimement, cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant. Néanmoins, ce devoir d'information ne porte pas sur l'estimation de la valeur de la prestation. Ont une importance déterminante les informations qui ont un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties. Il incombe à celui qui prétend qu'une information lui était due de prouver que l'autre partie la lui devait, à charge pour cette autre partie de prouver qu'elle l'a fournie. Les parties ne peuvent ni limiter, ni exclure ce devoir. Outre la responsabilité de celui qui en était tenu, le manquement à ce devoir d'information peut entraîner l'annulation du contrat dans les conditions prévues aux articles 1130 et suivants .

📄 Article 1184 du Code civil

Lorsque la cause de nullité n'affecte qu'une ou plusieurs clauses du contrat, elle n'emporte nullité de l'acte tout entier que si cette ou ces clauses ont constitué un élément déterminant de l'engagement des parties ou de l'une d'elles. Le contrat est maintenu lorsque la loi répute la clause non écrite, ou lorsque les fins de la règle méconnue exigent son maintien.
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mon fils a une saisie sur salaire pour des dettes contractées par son ex compagne. que faire?
## 1) Réflexe immédiat : une saisie sur salaire ne “tombe” pas par hasard Une saisie des rémunérations suppose en principe **un titre exécutoire** (jugement, injonction de payer devenue exécutoire, acte notarié…) visant votre fils comme débiteur. Sans ce titre, l’employeur ne peut pas saisir “sur simple demande” d’un créancier. **Le coup d’après (créancier / ex-compagne)** : ils diront presque toujours que votre fils est co-débiteur (signature), caution, co-titulaire, ou qu’il y a un jugement “régulier” signifié. L’enjeu est de vérifier vite si votre fils est réellement tenu juridiquement. --- ## 2) Première question stratégique : votre fils a-t-il signé quelque chose ? ### Cas 1 — Il n’a rien signé (ni contrat, ni caution, ni co-emprunteur) Alors, en principe, il n’est pas débiteur : on est sur une erreur d’identité, une adresse, ou une condamnation obtenue “par défaut” faute d’avoir eu connaissance de la procédure. Base juridique pour contester une responsabilité “fabriquée” : responsabilité civile suppose une faute personnelle et un lien causal : [Article 1240 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201240%20du%20Code%20civil). (Et, plus largement, personne ne doit payer la dette d’un autre sans base contractuelle/légale.) ### Cas 2 — Il a signé (même “pour aider”, même en pensant que c’était sans engagement) - **Co-emprunteur / co-titulaire** : il est souvent tenu au paiement. - **Caution** : il peut être poursuivi si la dette n’est pas payée, selon l’acte. Dans ce cas, la contestation se joue surtout sur : validité de la signature, information, proportionnalité (si caution), prescription, et régularité de la procédure. --- ## 3) Actions concrètes (à faire dans l’ordre) ### Étape 1 — Obtenir le dossier de saisie (indispensable) Demandez immédiatement : 1) à l’employeur (paie/RH) : - copie de **l’acte de saisie** reçu, - identité du créancier/huissier (commissaire de justice) et références. 2) au commissaire de justice : - copie du **titre exécutoire** (jugement/ordonnance/acte notarié), - copie de la **signification** (preuve de remise) au domicile de votre fils. Sans ces pièces, on navigue à l’aveugle. ### Étape 2 — Vérifier la “faille” procédurale la plus fréquente : la signification Très souvent, le titre a été signifié à une **ancienne adresse** (quand le couple s’est séparé) et la personne n’a jamais eu connaissance de l’affaire. **Le coup d’après (créancier)** : “la signification est régulière” (remise à domicile/étude). => Il faut comparer les dates, adresses, et justificatifs de résidence à l’époque. ### Étape 3 — Contester officiellement : selon le scénario - Si votre fils **n’est pas le débiteur** (pas de signature / homonymie / confusion) : -> demande de mainlevée + contestation immédiate auprès du commissaire de justice, et si besoin saisine du juge compétent (souvent le **JEX**) pour faire juger l’irrecevabilité des poursuites. - Si votre fils **a été condamné sans le savoir** (jugement par défaut / signification discutable) : -> voies de recours possibles (opposition/recours) et demande de suspension/mainlevée pendant l’examen, selon le cas. - Si votre fils est **co-débiteur/caution** : -> on négocie d’abord une **transaction/échéancier** pour stopper l’hémorragie, tout en auditant la validité du titre et du quantum. --- ## 4) Charge de la preuve : ce qu’il faut rassembler tout de suite Pour espérer obtenir une mainlevée/suspension, il faut des preuves “propres” : - Contrat d’origine : signature ? nom du débiteur ? (demander copie au créancier) - Justificatifs d’adresse sur la période : bail, EDF, attestation d’hébergement, fiches de paie. - Courriers de justice reçus (ou absence de réception + retour NPAI). - Relevés de compte montrant que les prélèvements venaient du compte de l’ex-compagne (utile mais pas suffisant). - Si usurpation/contestation de signature : éléments graphologiques, dépôt de plainte, etc. --- ## 5) Point employeur : il ne doit exécuter que ce qui est légalement dû L’employeur exécute la saisie telle que notifiée. En revanche, il ne peut pas pratiquer n’importe quelle retenue “au profit” d’un tiers hors procédure. À titre de garde-fou, en matière de retenues sur salaire, on rappelle le principe d’interdiction de compensation unilatérale : [Article L3251-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L3251-1%20Code%20du%20travail). (Ici, on est a priori dans une saisie légale, mais cela cadre le fait que **tout doit être formalisé**.) --- ## 6) Go / No-Go (lucide) - **Très bon levier** si votre fils n’a jamais signé ou s’il y a un vice de procédure (signification à mauvaise adresse) : possibilité réelle de **mainlevée** et d’annulation de la poursuite contre lui. - **Plus difficile** s’il est co-emprunteur/caution : on peut parfois discuter le montant, la prescription, ou négocier, mais “je n’ai pas profité de la dette” ne suffit généralement pas. --- ## 7) Questions rapides (répondez point par point, et je vous donne la feuille de route exacte) 1) Votre fils a-t-il **signé** le contrat (crédit, abonnement, location…) ou une **caution** ? 2) Quelle est la nature de la dette (crédit conso, impayés de loyer, téléphonie, impôts, etc.) ? 3) A-t-il reçu un **jugement / injonction de payer** auparavant ? À quelle adresse ? 4) La saisie est faite par quel commissaire de justice (nom/ville) et quel créancier ? 5) Depuis quand la saisie a commencé et quel montant mensuel ? Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi joindre une photo (en masquant les données sensibles) de l’avis de saisie ou du courrier RH : je vous dirai exactement quoi demander et quel angle d’attaque privilégier. Référence jurisprudentielle utile en matière d’exécution/identité du débiteur (quand il n’y a pas de doute sur la personne visée) : [Cass. 2e civ., 28 juin 1973, n° 72-11.768](https://www.courdecassation.fr/decision/607943299ba5988459c412e4). (À l’inverse, s’il y a confusion/erreur sur l’identité ou absence de titre visant votre fils, la contestation est pertinente.)
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L3251-1 du Code du travail

L'employeur ne peut opérer une retenue de salaire pour compenser des sommes qui lui seraient dues par un salarié pour fournitures diverses, quelle qu'en soit la nature.

📄 Article 1242 du Code civil

On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde. Toutefois, celui qui détient, à un titre quelconque, tout ou partie de l'immeuble ou des biens mobiliers dans lesquels un incendie a pris naissance ne sera responsable, vis-à-vis des tiers, des dommages causés par cet incendie que s'il est prouvé qu'il doit être attribué à sa faute ou à la faute des personnes dont il est responsable. Cette disposition ne s'applique pas aux rapports entre propriétaires et locataires, qui demeurent régis par les articles 1733 et 1734 du code civil . Les parents, en tant qu'ils exercent l'autorité parentale, sont, de plein droit, solidairement responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs, sauf lorsque que ceux-ci ont été confiés à un tiers par une décision administrative ou judiciaire. Les maîtres et les commettants, du dommage causé par leurs domestiques et préposés dans les fonctions auxquelles ils les ont employés ; Les instituteurs et les artisans, du dommage causé par leurs élèves et apprentis pendant le temps qu'ils sont sous leur surveillance. La responsabilité ci-dessus a lieu, à moins que les parents et les artisans ne prouvent qu'ils n'ont pu empêcher le fait qui donne lieu à cette responsabilité. En ce qui concerne les instituteurs, les fautes, imprudences ou négligences invoquées contre eux comme ayant causé le fait dommageable, devront être prouvées, conformément au droit commun, par le demandeur, à l'instance.

📄 Article 1240 du Code civil

Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arrêt - Deuxième chambre civile - n°12-16.216 - 16/05/2013

Sommaire :
En application de l'article 815-17 du code civil, les créanciers qui auraient pu agir sur les biens indivis avant qu'il y eût indivision, et ceux dont la créance résulte de la conservation ou de la gestion des biens indivis, peuvent poursuivre la saisie et la vente des biens indivis et sont payés par prélèvement sur l'actif avant le partage.
Encourt en conséquence la cassation l'arrêt qui dit que les fonds provenant de la vente sur saisie immobilière d'un bien indivis et revenant, au titre de sa quote-part, au coïndivisaire placé en liquidation judiciaire, seront remis à son liquidateur, au motif que la procédure de distribution en cours au jour du prononcé de la liquidation judiciaire est caduque, alors que le créancier de l'indivision, qui poursuivait la saisie et la vente de l'immeuble indivis, devait être payé, avant tout partage, par prélèvement sur l'actif

📋 Arrêt - Deuxième chambre civile - n°02-04.115 - 16/10/2003

Sommaire :
Nul ne pouvant, aux termes de l'article 815, alinéa 1er, du Code civil, être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage pouvant être toujours provoqué, de telle sorte qu'un débiteur peut, en mettant fin à l'indivision, procéder à la vente amiable de l'immeuble dont il est copropriétaire indivis avec ses enfants, c'est à bon droit qu'en raison de l'existence d'un patrimoine immobilier, serait-il en indivision, permettant l'apurement total des créances, un juge de l'exécution déclare irrecevable une demande de traitement de situation de surendettement.

📋 Arrêt - Deuxième chambre civile - n°88-13.878 - 18/10/1989

Sommaire :
Il n'y a pas d'indivision quant à la propriété de l'immeuble entre l'usufruitier et le nu-propriétaire qui sont titulaires de droits différents et indépendants l'un de l'autre, ainsi par suite de la vente simultanée et pour le même prix les droits sur l'immeuble, l'usufruitier a sur le prix total, un droit propre à la portion correspondant à la valeur de son usufruit; dès lors la cour d'appel pouvait valider dans les limites de ce droit la saisie pratiquée à l'encontre de l'usufruitier.

📋 Arrêt - Deuxième chambre civile - n°72-11.768 - 28/06/1973

Sommaire :
LORSQUE, MALGRE L'ERREUR SUR LE PRENOM DE LA PERSONNE ASSIGNEE EN PAYEMENT DE TRAITES EN QUALITE DE GERANT D'UNE SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE, IL NE PEUT Y AVOIR DE DOUTE SUR SON IDENTITE , CETTE PARTIE AYANT COMPARU DEVANT LE TRIBUNAL DE COMMERCE ET AYANT DECLARE ETRE GERANT DE LADITE SOCIETE TOUT EN SE RECONNAISSANT PERSONNELLEMENT DEBITRICE, ET EN SOLLICITANT DES DELAIS QU'ELLE A OBTENUS, LES JUGES DU FOND PEUVENT EN DEDUIRE QUE C'EST BIEN CETTE PARTIE QUE LE TRIBUNAL AVAIT CONDAMNEE ET CONTRE LAQUELLE LA PROCEDURE D'EXECUTION AVAIT ETE INTENTEE. ET AYANT AINSI CONSTATE QUE LADITE PARTIE ETAIT PERSONNELLEMENT DEBITRICE DE LA SOCIETE CREANCIERE, LES JUGES D'APPEL N'ETAIENT PAS TENUS DE REPONDRE A DES CONCLUSIONS TENDANT A FAIRE ADMETTRE QU'UN AUTRE DEBITEUR ETAIT LUI AUSSI TENU AU PAYEMENT.
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