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Annulation d'une OQTF pour motif médical : traitement non disponible en Algérie Droit des étrangers

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Motif oqtf préfecture :
1- avis défavorable de l OFII qui estime qu il existe un traitement approprié à mon pays d origine .
2-le traitement expérimental cardiaque sous essai clinique son efficacité n est pas démontré .
3- en surplus une ancien oqtf non exécuté .
Mes preuves :
1- mon traitement initial cardiaque innefficace et non disponible en algerie ( attestation directeur général médicament + nomenclature officiel )
2- traitement expérimental cardiaque efficace et non disponible en algerie ( courrier laboratoire + nomenclature + certificat médicaux )
3- le traitement expérimental le seul traitement possible et non substituable et interruption cause gravité .
4- certificat qui démontre efficacité versé au tribunal après la notification de l oqtf

Est ce que le juge peut annuler oqtf
Oui, **le juge administratif peut annuler une OQTF**, y compris dans un dossier “étranger malade”, **mais ce sera très largement une bataille de preuve contre l’avis OFII** et contre l’argument “traitement expérimental”. La clé est de démontrer (i) **la gravité** en cas d’interruption et (ii) **l’absence d’accès effectif** à un traitement approprié en Algérie (pas seulement “théoriquement existant”). Références utiles : protection “étranger malade” et contrôle de l’OQTF au fond sur la base du CESEDA, et en urgence via le référé-suspension : [Article L521-1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20Code%20de%20justice%20administrative). Contexte santé : [Article L1110-1 du Code de la santé publique](https://www.google.com/search?q=Article%20L1110-1%20Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique). (Et procédure de prononcé des décisions : [Article R741-1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20R741-1%20Code%20de%20justice%20administrative).) ## 1) Le “coup d’après” : ce que la Préfecture / l’OFII vont opposer 1) **“L’OFII a dit qu’il y a un traitement approprié en Algérie”** → la Préfecture dira que le juge ne doit pas “refaire la médecine” et qu’un traitement existe (même s’il est moins optimal). 2) **“Votre traitement est expérimental / essai clinique, donc efficacité non démontrée”** → ils vont soutenir que la loi protège contre l’éloignement si l’absence de soins entraîne des conséquences d’une exceptionnelle gravité, **pas** si vous souhaitez accéder à une innovation non validée. 3) **“Vous avez déjà eu une OQTF non exécutée”** → ils s’en serviront pour vous présenter comme non coopérant / risque de fuite (impact surtout sur délai de départ volontaire, interdiction de retour, assignation), et pour décrédibiliser la demande. Votre stratégie doit donc être : **montrer que l’OFII se trompe sur l’accès réel**, et que **“expérimental” ne signifie pas “non nécessaire / substituable”** dans votre situation médicale précise. ## 2) Charge de la preuve : ce qui fait gagner ou perdre (très concret) Le juge annule si vous apportez des éléments solides montrant que la décision est entachée d’**erreur de fait / erreur d’appréciation**, notamment au regard de la protection liée à l’état de santé (CESEDA, à articuler avec le régime “étranger malade” : [Article L611-3 du CESEDA](https://www.google.com/search?q=Article%20L611-3%20CESEDA%20OQTF%20%C3%A9tranger%20malade) et admission au séjour pour soins : [Article L425-9 du CESEDA](https://www.google.com/search?q=Article%20L425-9%20CESEDA%20%C3%A9tranger%20malade)). ### Preuves qui pèsent le plus (à produire idéalement) 1) **Certificat médical “verrou”** (cardiologue / centre prescripteur) indiquant noir sur blanc : - diagnostic, historique d’échec du traitement “standard” ; - **nécessité du traitement actuel**, **caractère non substituable** ; - **conséquences d’une interruption** (en termes de risque vital / décompensation grave) ; - pourquoi les alternatives (même existantes “sur le papier”) ne conviennent pas à VOTRE cas. 2) **Preuves d’indisponibilité / non-accessibilité en Algérie** : - vos pièces “nomenclature officielle”, attestation DG du médicament, etc. sont utiles, mais le juge attend souvent aussi la démonstration de **l’accès effectif** : centres capables, circuit d’approvisionnement, coûts, ruptures, conditions d’éligibilité, délais. 3) **Contre-analyse ciblée de l’avis OFII** : - l’objectif n’est pas “l’OFII a tort” en général, mais : “l’OFII cite un traitement qui n’est **pas** celui requis / ou pas accessible / ou substituable seulement en théorie”. Sur le plan procédural, vous pouvez aussi demander la communication de pièces administratives (selon le cas), sur le fondement du droit d’accès : [Article L311-1 du Code des relations entre le public et l’administration](https://www.google.com/search?q=Article%20L311-1%20Code%20des%20relations%20entre%20le%20public%20et%20l%27administration). ## 3) Points sensibles dans votre dossier ### A) “Traitement expérimental” : c’est LE point à verrouiller Le risque : le juge peut considérer que **si l’efficacité n’est pas établie**, l’absence de ce traitement en Algérie ne suffit pas à caractériser l’absence de “traitement approprié”. Votre meilleure ligne (si médicalement défendable) : - montrer que ce n’est pas un “confort thérapeutique”, mais **l’unique option** après échec des alternatives ; - documenter que l’essai clinique s’inscrit dans une prise en charge validée par un centre spécialisé, avec bénéfices objectivés pour vous (biomarqueurs, imagerie, tests d’effort, comptes rendus). ### B) Pièce versée après notification de l’OQTF Point technique important : en annulation, le juge apprécie en principe la **légalité à la date de la décision**. Une pièce “postérieure” peut aider **si elle prouve un état déjà existant** à la date de l’OQTF (ex : elle atteste médicalement d’une situation déjà présente). En revanche, si elle démontre une **évolution nouvelle**, l’outil adapté est souvent : - **nouvelle demande de titre pour soins / demande de réexamen**, et/ou - **demande d’abrogation** à la Préfecture avec éléments nouveaux. ### C) Ancienne OQTF non exécutée Cela ne “supprime” pas vos droits liés à la santé, mais : - ça peut justifier des mesures plus dures (pas de délai, IRTF, assignation) ; - ça impose de **documenter votre stabilité** (adresse, suivi médical régulier, démarches, absence de dissimulation). ## 4) Stratégie procédurale (pragmatique) 1) **Recours au fond contre le refus de séjour + OQTF** (au Tribunal administratif) : c’est là que l’annulation se joue. 2) **En urgence : référé-suspension** si éloignement/rupture de soins probable, sur [Article L521-1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-1%20Code%20de%20justice%20administrative) : il faut **urgence + doute sérieux** (vos preuves peuvent créer le doute sérieux, même contre l’OFII). 3) **En parallèle (souvent utile)** : déposer un **dossier de réexamen “étranger malade”** avec certificat médical renforcé et pièces Algérie, surtout si vous avez maintenant des éléments nouveaux. Attention aux **délais de recours** (ils varient selon OQTF avec ou sans délai de départ volontaire, et selon votre situation). Il faut raisonner à partir de la date de notification figurant sur l’arrêté. ## 5) Go / No-Go : chances et risques - **Chances** : réelles **si** vous parvenez à renverser l’argument “traitement approprié en Algérie” par des éléments d’accès effectif + non-substituabilité, et si votre cardiologue écrit un certificat extrêmement précis. - **Risque majeur** : que le juge suive l’OFII, surtout si le traitement est perçu comme “non standard / non indispensable”. - **Coûts/risques** : contentieux technique, stress, et si vous perdez il peut y avoir une condamnation au titre des frais (article 700), même si en pratique ce n’est pas automatique. ## 6) Pour que je vous dise “oui, très jouable” ou “attention, fragile”, il me manque 6 infos 1) Date de notification de l’OQTF et **délai de départ volontaire** (oui/non) ? 2) Y a-t-il une **interdiction de retour (IRTF)** ? 3) Avez-vous été convoqué/assigné ou risque d’éloignement rapide ? 4) Votre statut actuel (demande de titre pour soins ? récépissé ? refus de séjour joint à l’OQTF ?) 5) L’avis OFII : **quel traitement** l’OFII affirme-t-il disponible en Algérie (nom, classe) ? 6) Votre cardiologue peut-il écrire explicitement : “seul traitement possible”, “non substituable”, “interruption = conséquences d’une exceptionnelle gravité” ? Si vous me copiez (en masquant vos données personnelles) la partie “motifs” de l’arrêté OQTF/refus de séjour et la conclusion OFII (sans informations médicales trop sensibles), je peux vous proposer une **trame d’argumentaire contentieux** structurée (moyens d’annulation + pièces à prioriser).
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L521-1 du Code de justice administrative

Cet article du Code de justice administrative est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.

📄 Article R741-1 du Code de justice administrative

Sous réserve des cas où elle est lue sur le siège, la décision est prononcée par sa mise à disposition au greffe de la juridiction. La liste des décisions mises à disposition au greffe de la juridiction est affichée le jour même dans les locaux de la juridiction.

📄 Article L1110-1 du Code de la santé publique

Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. Les professionnels et les établissements de santé, les organismes d'assurance maladie ou tous autres organismes ou dispositifs participant à la prévention, aux soins ou à la coordination des soins, et les autorités sanitaires contribuent, avec les collectivités territoriales et leurs groupements, dans le champ de leurs compétences respectives fixées par la loi, et avec les usagers, à développer la prévention, garantir l'égal accès de chaque personne aux soins nécessités par son état de santé et assurer la continuité des soins et la meilleure sécurité sanitaire possible.
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