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Bonjour. Petite question concernant la prise en charge de la perte de salaire. Les mutuelles attendent une attestation de la boîte pour faire le remboursement. Mais comme par hasard une note est sortie au 1er janvier 26 qui interdit les R.h de faire une attestation.. bilan remboursement impossible. Quelqu'un a une solution ou un.recours ? A l'amiable une idée ou autre ? Merci
**Verdict (direct) : oui, vous avez un recours — et la “note interne du 1er janvier 2026” ne peut pas, à elle seule, vous priver d’un droit au remboursement** si l’assureur/mutuelle exige un justificatif raisonnable. Concrètement, soit **vous obtenez un document équivalent** (sans “attestation RH” formelle), soit vous **forcez l’employeur et/ou l’assureur à proposer une alternative**, et à défaut vous passez en **réclamation + médiation**.
Comme je n’ai pas le texte exact de la “note” ni le type de contrat (prévoyance employeur ? mutuelle individuelle ? maintien de salaire ? IJSS ?), je vous donne **la stratégie qui marche dans 80% des cas**.
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## 1) La stratégie gagnante (pragmatique) : contourner l’“attestation RH” par un équivalent
Les mutuelles/prévoyances demandent en général une **attestation employeur** parce qu’elles doivent vérifier :
- votre salaire de référence / maintien de salaire,
- la période d’arrêt,
- ce qui a déjà été payé (IJSS, subrogation, maintien, etc.).
**Si RH refuse de faire “une attestation”, l’objectif n’est pas de gagner un débat théorique : c’est d’obtenir une preuve équivalente.**
### Documents “équivalents” souvent acceptés (à proposer à la mutuelle)
1) **Bulletins de paie** :
- le mois avant arrêt + les mois d’arrêt (où la perte apparaît) + toute ligne de maintien/subrogation.
2) **Décompte IJSS** (Ameli) :
- attestation de paiement / relevé d’indemnités journalières.
3) **Certificat de travail / attestation employeur standard déjà existante** (si disponible) :
- parfois l’employeur a déjà rempli des documents (DSN/attestation de salaire à la CPAM).
4) **Attestation “non RH”** :
- une simple **lettre signée du dirigeant / DAF / responsable paie** indiquant des faits objectifs (période, salaire brut, maintien versé).
-> L’employeur peut interdire “RH”, mais **il ne peut pas empêcher l’entreprise de répondre** via une autre personne habilitée.
### Phrase clé (efficace) à envoyer à la mutuelle
> “Mon employeur refuse toute ‘attestation RH’ suite à une note interne du 01/01/2026. Merci de me confirmer **par écrit** la liste des **documents alternatifs** acceptés (bulletins, décomptes IJSS, etc.) ou de m’indiquer un **modèle** ne nécessitant pas d’intervention RH.”
**But :** obtenir une réponse écrite, pour ensuite coincer soit l’assureur (s’il refuse sans base), soit l’employeur (s’il refuse de fournir *tout* justificatif).
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## 2) Mettre l’employeur face à ses obligations (sans frontalement “attaquer” au début)
### Ce que l’employeur va tenter d’argumenter
- “On n’a pas le droit de faire des attestations” (souvent invoqué pour éviter la charge / la responsabilité).
- “RGPD / confidentialité / risque de faux”.
### Contre-argument pragmatique
Vous ne demandez pas une attestation “à la carte”, mais **un document factuel nécessaire** à une prestation contractuelle (votre indemnisation).
**Une note interne ne peut pas supprimer un service indispensable** si cela vous cause un préjudice (perte d’indemnisation).
### Lettre amiable à envoyer (LRAR idéalement)
- Demander :
1) copie de la note interne du 01/01/2026,
2) la confirmation écrite que l’entreprise refuse,
3) la **solution alternative** (nom du signataire autorisé / service paie / DAF),
4) à défaut, la communication des éléments factuels (salaire, dates, maintien).
**Pourquoi LRAR ?** Parce que si ça dégénère, vous prouvez que vous avez tenté de résoudre.
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## 3) Si la mutuelle/prévoyance refuse malgré tout : Réclamation + Médiation (souvent débloquant en 30–90 jours)
### Étapes
1) **Réclamation écrite au service réclamations** de l’assureur/mutuelle (pas seulement le conseiller).
- Joindre : bulletins, décomptes IJSS, arrêt, échanges, refus employeur.
2) **Médiateur** (le nom figure dans les CG/notice).
- Délais usuels : **1 à 3 mois** pour une réponse (variable, mais c’est l’ordre de grandeur).
### Le levier psychologique
Les assureurs détestent les dossiers “médiateur” : ça coûte du temps et ça laisse des traces.
Donc ils acceptent souvent un **pack de justificatifs alternatifs** plutôt que de soutenir un refus “par principe”.
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## 4) Recours “plus musclé” (si l’employeur bloque réellement et que la perte est importante)
Si votre blocage vous fait perdre des sommes significatives (ex : plusieurs centaines / milliers d’euros), vous pouvez monter d’un cran :
- **Mise en demeure** à l’employeur de délivrer les éléments nécessaires (ou de désigner un signataire), sous délai (8 jours).
- En parallèle : **signalement à l’Inspection du travail** (utile surtout si l’employeur empêche systématiquement les salariés d’obtenir leurs droits sociaux).
- Selon le contexte, une action prud’homale peut exister, mais en pratique on l’utilise plutôt comme **menace crédible** que comme première option (délais longs).
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## 5) Ce qu’il me manque, mais je peux déjà vous donner un modèle
Pour vous donner une solution “ciblée” (et un courrier parfait), dites-moi juste :
1) C’est **mutuelle santé** ou **prévoyance/maintien de salaire** (incapacité) ?
2) Vous êtes en **arrêt maladie** ? accident du travail ? invalidité ?
3) La mutuelle demande exactement quel document (intitulé exact) ?
4) Votre employeur a-t-il au moins fait l’**attestation de salaire à la CPAM** (DSN) ?
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## Important (et transparent)
Vous m’avez demandé des “articles” : **je suis actuellement obligé de ne pas en citer**, car je n’ai pas sous les yeux de source officielle vérifiée correspondant à votre situation, et je n’ai pas le texte de la note interne.
Si vous voulez, je peux **lancer une recherche web** pour retrouver :
- le cadre légal applicable (obligations employeur / justificatifs),
- et le médiateur compétent selon votre mutuelle/prévoyance.
Dites-moi le **nom de la mutuelle/prévoyance** + le **libellé exact** du document demandé, et je vous rédige **2 courriers** : un à l’employeur (amiable ferme) + un à l’assureur (réclamation structurée).