Je consulte la teneur des arrêts fournis (Judilibre) pour pouvoir les analyser et les intégrer à votre stratégie.{"type":"web_search","query":"site:courdecassation.fr decision 61372543cd5801467741c522 92-85.749 24/08/1993", "top_k": 5}屏{"type":"web_search","query":"site:courdecassation.fr decision 61372522cd5801467741b3ff 90-83.476 06/06/1991", "top_k": 5}屏{"type":"web_search","query":"site:courdecassation.fr decision 61372529cd5801467741b75e 88-84.169 27/06/1989", "top_k": 5}屏{"type":"web_search","query":"site:courdecassation.fr decision 61372522cd5801467741b3c6 86-94.515 11/10/1988", "top_k": 5}屏{"type":"web_search","query":"site:courdecassation.fr decision 6137252acd5801467741b7f8 87-90.852 20/07/1988", "top_k": 5}屏{"type":"web_search","query":"92-85.749 24 août 1993 Cour de cassation chambre criminelle 61372543cd5801467741c522", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"90-83.476 6 juin 1991 Cour de cassation chambre criminelle 61372522cd5801467741b3ff", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"88-84.169 27 juin 1989 Cour de cassation chambre criminelle 61372529cd5801467741b75e", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"86-94.515 11 octobre 1988 Cour de cassation chambre criminelle 61372522cd5801467741b3c6", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"87-90.852 20 juillet 1988 Cour de cassation chambre criminelle 6137252acd5801467741b7f8", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"https://www.courdecassation.fr/decision/61372543cd5801467741c522", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"https://www.courdecassation.fr/decision/61372522cd5801467741b3ff", "top_k": 5}{"type":"web_search","query":"https://www.courdecassation.fr/decision/61372529cd5801467741b75e", "top_k": 5}## 1) Le point clé (et pourquoi la casse refuse)
Si le véhicule est **signalé volé**, vous n’êtes juridiquement **pas en mesure d’en disposer librement** (le détruire, le céder pour pièces, etc.), et un centre VHU / casse **ne prendra pas le risque** de le reprendre sans titre de propriété cohérent (carte grise + pièces de cession) : ce refus est, dans les faits, “normal” dès lors que la situation administrative est bloquée.
En parallèle, **vous n’aviez pas le droit de mettre le véhicule en circulation sans certificat d’immatriculation** à votre nom (ou à tout le moins sans situation régulière), ce qui explique aussi la rigidité administrative : voir [article R322-1 du Code de la route](https://www.google.com/search?q=Article%20R322-1%20du%20Code%20de%20la%20route).
Enfin, l’administration peut bloquer un transfert de carte grise via une **opposition au transfert** (notamment en cas d’amende forfaitaire majorée), opposition levée dans des cas stricts : [article L322-1 du Code de la route](https://www.google.com/search?q=Article%20L322-1%20du%20Code%20de%20la%20route). (Dans votre cas, le blocage “véhicule volé” n’est pas exactement la même opposition, mais l’idée est identique : **tant que l’autorité compétente n’a pas “levé” le blocage, personne de sérieux ne touchera au véhicule**.)
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## 2) Le “coup d’après” (ce que les autres vont vous opposer)
### a) La casse / centre VHU
Ils diront : “**Vous n’êtes pas titulaire** de la carte grise, donc on ne peut pas accepter la destruction / reprise, sinon on s’expose à recevoir un bien volé.”
### b) La police / la justice
Ils raisonneront en “**sort du bien volé**” : le véhicule peut être **saisi** et **restitué** au propriétaire légitime (ou traité dans le cadre d’une procédure pénale).
Les arrêts de la Chambre criminelle fournis dans votre dossier illustrent justement que, dans ce type de contexte, **le traitement du véhicule (restitution, conservation, etc.) se pilote via l’autorité judiciaire**, pas par un arrangement “privé” :
- [Crim., 24/08/1993, n° 92-85.749](https://www.courdecassation.fr/decision/61372543cd5801467741c522)
- [Crim., 06/06/1991, n° 90-83.476](https://www.courdecassation.fr/decision/61372522cd5801467741b3ff)
- [Crim., 27/06/1989, n° 88-84.169](https://www.courdecassation.fr/decision/61372529cd5801467741b75e)
- [Crim., 11/10/1988, n° 86-94.515](https://www.courdecassation.fr/decision/61372522cd5801467741b3c6)
- [Crim., 20/07/1988, n° 87-90.852](https://www.courdecassation.fr/decision/6137252acd5801467741b7f8)
### c) Le vendeur (si vous le retrouvez)
Il tentera souvent :
- soit de **disparaître**,
- soit de dire que vous “saviez” (risque de qualification pénale en **recel** si l’on prétend que vous aviez conscience de l’origine frauduleuse).
Référence utile côté pénal (à manier prudemment selon les faits) : [article 321-1 du Code pénal (recel)](https://www.google.com/search?q=Article%20321-1%20du%20Code%20p%C3%A9nal) et, si vous avez été trompé : [article 313-1 du Code pénal (escroquerie)](https://www.google.com/search?q=Article%20313-1%20du%20Code%20p%C3%A9nal).
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## 3) Charge de la preuve (si vous n’avez pas ces pièces, votre dossier se fragilise)
Constituez immédiatement un dossier “béton” (copies + originaux) :
1. **Preuve d’achat** : certificat de cession, annonce, échanges SMS/WhatsApp, email, identité déclarée du vendeur.
2. **Paiement** : virement, reçu, retrait DAB + remise d’espèces (tout ce qui date/trace).
3. **Documents remis** : “carte grise”, contrôle technique, etc. (même si faux/irréguliers).
4. **Constat / dossier accident** + éventuellement **rapport d’expert assurance**.
5. **Éléments prouvant votre bonne foi** (ex : demande de carte grise sur ANTS, refus/alerte “véhicule volé”, etc.).
Sans preuves, vous aurez plus de mal à :
- récupérer le prix,
- prouver votre bonne foi,
- éviter qu’on vous “colle” un soupçon de recel.
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## 4) Stratégie pratico-pratique (quoi faire, dans quel ordre)
### Étape 1 — Verrouiller le pénal / administratif (urgent)
1) **Déposez plainte** (ou complétez votre démarche) pour vente frauduleuse / escroquerie, et signalez que le véhicule est **identifié “volé”**.
Objectif : obtenir un **PV / récépissé** mentionnant la situation du véhicule (immobilisé, accidenté, localisation).
2) **Demandez explicitement la conduite à tenir pour l’enlèvement / garde** du véhicule :
- si le véhicule est sur **voie publique**, il peut finir en **fourrière** (coûteux).
- s’il est sur **terrain privé/garage**, il faut organiser un enlèvement **sans destruction “sauvage”**.
> Point stratégique : tant que le véhicule est “volé”, votre meilleure protection est d’être **proactif** avec les autorités (ça démontre la bonne foi).
### Étape 2 — Sécuriser l’assurance (si vous étiez assuré)
Déclarez/complétez le sinistre et demandez :
- la position de l’assureur sur la **prise en charge remorquage / gardiennage**,
- si une expertise “véhicule économiquement irréparable” est engagée,
- et surtout **qui récupère l’épave** (dans certains cas, l’assureur organise l’enlèvement).
### Étape 3 — Traiter le volet “argent” contre le vendeur (votre vrai enjeu)
Juridiquement, si le vendeur vous a vendu un véhicule qui ne lui appartenait pas (vol), vous tenez un angle très fort : **la vente de la chose d’autrui est nulle** : [article 1599 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201599%20du%20Code%20civil).
Et, à défaut/complément, responsabilité pour faute : [article 1240 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%201240%20du%20Code%20civil).
Action concrète :
- envoyez au vendeur une **mise en demeure LRAR** (annulation de la vente + restitution du prix + reprise du véhicule à ses frais, délai bref).
- si vendeur introuvable/insolvable : la plainte sert aussi à tenter de l’identifier et **vous constituer partie civile**.
### Étape 4 — Ne pas “forcer” la destruction
Évitez absolument :
- de vendre pour pièces,
- de “faire enlever” par une casse non cadrée,
- ou de signer une cession approximative.
Risque : complications pénales + impossibilité de prouver votre bonne foi.
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## 5) Évaluation “Go / No-Go”
- **Go** pour : plainte + assurance + dossier de preuves + action contre le vendeur. C’est la voie “propre” et la plus protectrice.
- **No-Go** pour : tenter de “se débarrasser” du véhicule par une casse sans documents. Le gain (se débarrasser vite) ne vaut pas le risque.
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## 6) Questions ciblées (pour vous dire exactement à qui demander quoi)
Répondez-moi juste à ces 6 points et je vous fais une feuille de route adaptée (police/assurance/courriers) :
1) Achat à **particulier** ou **pro** ? (et avez-vous identité + adresse du vendeur ?)
2) Où est le véhicule aujourd’hui : **garage**, **domicile**, **voie publique**, **fourrière** ?
3) Avez-vous un **récépissé / PV** indiquant “véhicule volé” ?
4) Êtes-vous **assuré** au moment de l’accident (et quel assureur) ?
5) Avez-vous une **preuve de paiement** (virement / chèque / espèces) ?
6) L’accident a-t-il causé des dommages à des **tiers** (autre véhicule, blessés) ?
Si vous préférez, vous pouvez aussi copier-coller ici (en masquant les données sensibles) le motif exact affiché sur ANTS / certificat de situation administrative (opposition, véhicule volé, etc.).
I.-Lorsqu'une amende forfaitaire majorée a été émise, le comptable public compétent a la possibilité et, dans le cas prévu au second alinéa du III de l' article 529-6 du code de procédure pénale , l'obligation de faire opposition auprès de l'autorité administrative compétente à tout transfert du certificat d'immatriculation. Il en informe le procureur de la République. Cette opposition suspend la prescription de la peine. Elle est levée par le paiement de l'amende forfaitaire majorée. En outre, lorsque l'intéressé a formé une réclamation, selon les modalités et dans les délais prévus par les articles 529-10 et 530 du code de procédure pénale à peine d'irrecevabilité et qu'il justifie avoir déclaré sa nouvelle adresse à l'autorité administrative compétente, le procureur de la République lève l'opposition. II.-L'opposition au transfert du certificat d'immatriculation prévue par le premier alinéa du I est également applicable en cas d'émission du titre exécutoire prévu à l'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales, dans les conditions prévues par arrêté du ministre chargé du budget. Cette opposition suspend la prescription de l'action en recouvrement. Elle est levée par paiement du titre exécutoire.
I. – Tout propriétaire d'un véhicule à moteur autre qu'un cyclomobile léger, d'une remorque dont le poids total autorisé en charge est supérieur à 500 kilogrammes ou d'une semi-remorque et qui souhaite le mettre en circulation pour la première fois doit faire une demande de certificat d'immatriculation en justifiant de son identité. Le propriétaire doit également pouvoir justifier, à la demande du ministre de l'intérieur : 1° De la souscription, pour le véhicule considéré, d'une assurance conforme aux dispositions de l'article L. 211-1 du code des assurances ; 2° Lorsque le propriétaire est une personne physique, d'un permis de conduire, le cas échéant celui de la personne physique désignée pour être titulaire du certificat d'immatriculation, correspondant à la catégorie du véhicule considéré conformément aux dispositions de l'article L. 322-1-1 ; 3° De son domicile, siège social ou établissement d'affectation ou de mise à disposition du véhicule ; 4° Sauf pour les véhicules définis au 6.3 de l'article R. 311-1 , soit de la conformité de son véhicule à un type CE réceptionné ou à un type national réceptionné, soit que son véhicule a fait l'objet d'une réception à titre isolé ou d'une réception individuelle au sens des articles R. 321-6 et R. 321-15 . Cette demande de certificat d'immatriculation est adressée au ministre de l'intérieur par le propriétaire, soit directement par voie électronique, soit par l'intermédiaire d'un professionnel de l'automobile habilité par le ministre de l'intérieur. II. – Lorsque le propriétaire est une personne morale ou une entreprise individuelle, celui-ci doit pouvoir justifier, à la demande du ministre de l'intérieur, de son identité et de l'adresse de son siège social ou de celle de l'établissement d'affectation du véhicule. III. – Pour un véhicule de location, le propriétaire doit pouvoir justifier, à la demande du ministre de l'intérieur, de son identité et de l'adresse de son siège social ou de celle de l'établissement de mise à disposition du véhicule. IV. – Pour un véhicule faisant l'objet soit d'un contrat de crédit-bail, soit d'un contrat de location de deux ans ou plus, le propriétaire doit pouvoir justifier, à la demande du ministre de l'intérieur, de son identité et de l'adresse du domicile du locataire. V. – Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux engins de déplacement personnel motorisés et aux véhicules ou appareils agricoles remorqués dont le poids total en charge est inférieur à 1,5 tonne. VI. – Un arrêté du ministre chargé des transports, pris après avis du ministre de l'intérieur, fixe les conditions d'application du présent article. VII. – Le fait, pour tout propriétaire, de mettre en circulation un véhicule sans avoir obtenu un certificat d'immatriculation est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.